Politique
URL courte
Par
18141
S'abonner

Dans une lettre adressée au Président de la République, plusieurs dirigeants de parti se sont joints à l’appel de François Bayrou (MoDem) demandant l'instauration du scrutin proportionnel aux législatives de 2022. Pour le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, il est «trop tard» pour le faire en 2022.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a estimé qu'il était «trop tard» pour introduire la proportionnelle aux législatives de 2022, se montrant réservé face à l'offensive engagée par François Bayrou et plusieurs autres présidents de parti.

«Un mode de scrutin, on ne le tripatouille pas à un an d'une échéance électorale» et «si on faisait simplement cette réforme-là on aurait un Jupiter encore plus puissant et un parlement plus affaibli» car «on aurait un seul personnage en France directement élu par les Français: le Président de la République», a argumenté le patron du PS sur France 3.

«Je veux bien en parler [de la proportionnelle] mais à une condition, qu'on renonce au droit de dissolution du Président de la République et qu'on ait une Assemblée complètement libre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui», a ajouté le député de Seine-et-Marne, estimant que de toute façon «pour 2022, c'est trop tard».

Lettre au Président

Le président du MoDem, François Bayrou, allié d'Emmanuel Macron, a adressé vendredi un courrier au chef de l'État pour réclamer l'instauration de la proportionnelle.

M.Macron en avait fait une promesse de campagne en 2017. Plusieurs autres responsables de partis se sont joints à la démarche de François Bayrou, dont Jean-Luc Mélenchon (LFI), Julien Bayou (EELV), Marine Le Pen (RN) et Jean-Christophe Lagarde (UDI).

Lire aussi:

Un centre culturel turc des Vosges abritait une colonie de vacances clandestine
Déchéance de la nationalité pour les Algériens auteurs de graves préjudices aux intérêts de l’État
Refus de la laïcité chez les jeunes Français: jusque dans les salles de classe, le modèle américain s’impose
Tags:
élections législatives, Olivier Faure, Emmanuel Macron
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook