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Le monde politique réagit aux mesures de «freinage renforcé» annoncées par Macron. Si certains affirment qu’elles sont le résultat de l’échec de la vaccination, d’autres regrettent que la décision ait été prise sans le vote préalable du Parlement.

Les critiques ont été nombreuses mercredi 31 mars après les annonces d’Emmanuel Macron. Les établissements scolaires seront fermés pendant trois semaines, avec des mesures de quasi-confinement élargies à l’ensemble des départements et une promesse d’augmentation des lits en réanimation. Le monde politique dresse un premier constat.

Du côté des Républicains, Bruno Retailleau dénonce des mesures prises en raison des retards «dans tous les domaines» et appelle à tirer «les leçons de nos échecs» et à «arrêter d’appréhender chaque vague épidémique comme si c’était la dernière». «Ce nouveau tour de vis doit être le der’ des der’», espère d’ailleurs le président des Régions de France Renaud Muselier.

Le vice-président du parti, Guillaume Peltier, se montre plus critique en dénonçant le «en même temps» du chef de l’État, qu’il qualifie de «technocrate».

«Waterloo vaccinal»

Pour le Rassemblement national, ces mesures renforcées sont la conséquence de la défaite napoléonienne du Président sur le champ de bataille de la vaccination. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont tous deux évoqué sur Twitter un «Waterloo vaccinal» et craignent les retombées économiques et psychologiques de cette décision.

Décision en solo

Comme l’a dénoncé Gérard Larcher auprès du Parisien, le Président de la République a annoncé ces mesures sans les avoir soumises d’abord au vote du Parlement. Un fait également décrié à gauche.

 «Un Président omniscient décide de tout, tout le temps et pour tout le monde», a réagi Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologies Les Verts. «Dans quelle tour d’ivoire vit ce Président de la République?», s’interroge quant à lui le porte-parole de Génération.s Thomas Portes.

Jean-Luc Mélenchon regrette de son côté que les mesures proposées par La France insoumise n’aient pas été prises en compte et appelle à davantage de planification. Il a également précisé que son parti ne participerait pas au vote de ce jeudi à l’Assemblée nationale pour la validation des mesures.

Lits en réanimation

La promesse de porter «le nombre de lits de réanimation à plus de 10.000», contre environ 7.600 actuellement, a également beaucoup fait réagir. Un «poisson d’avril avant l’heure», pour le député insoumis François Ruffin, lequel rappelle que 12.000 lits avaient déjà été promis d’ici à l’automne par Olivier Véran.

«Je ne vois pas comment c’est possible», a réagi au micro de BFM TV une infirmière en réanimation au CHU de Tourcoing, se faisant l’écho d’un groupe de discussions avec ses collègues. «On a déjà épuisé tous les soignants, non il n’y a pas de personnel formé supplémentaire», a-t-elle indiqué.

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Emmanuel Macron, vaccination, mesures supplémentaires, opposition, critiques, Covid-19
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