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Polémique autour des dîners clandestins en France (34)
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Alors que Pierre-Jean Chalençon est soupçonné d’avoir organisé des dîners clandestins en dépit des mesures sanitaires du gouvernement, des perquisitions ont eu lieu ce jeudi 8 avril au palais Vivienne à Paris dans le cadre de cette affaire qui a pris de l’ampleur ces derniers jours.

Dans le cadre de l’affaire sur les dîners clandestins, une perquisition a eu lieu ce 8 avril dans l’appartement à Paris de Pierre-Jean Chalençon, soupçonné d'avoir organisé ces repas festifs.

La veille, une perquisition a déjà eu lieu chez le cuisinier Christophe Leroy qui est également soupçonné d'avoir organisé des repas luxueux clandestins notamment au palais Vivienne de Pierre-Jean Chalençon. Lors de la perquisition chez le cuisinier, la comptabilité ainsi que plusieurs téléphones du cuisinier ont été saisis, détaille BFM TV.

Les dîners clandestins font les grands titres

La diffusion vendredi d'un reportage par M6 sur des dîners clandestins fastueux à Paris a déclenché une vive polémique ce week-end, un des organisateurs, identifié comme étant Pierre-Jean Chalençon, affirmant avoir «dîné dans la semaine dans deux-trois restaurants clandestins» où il aurait croisé «des ministres». Toutefois, plus tard dans les Grandes Gueules de RMC, il n'a cessé de réaffirmer que c'était une plaisanterie. Il a évoqué un poisson d’avril, disant qu’il n’a pas partagé la table de ministres.

Par la suite, le spécialiste de Napoléon et collectionneur a expliqué auprès de BFM TV préparer la célébration du bicentenaire de la mort de l’empereur cette année et organiser des dîners napoléoniens, des déjeuners et des visites au palais Vivienne. En ce qui concerne la soirée filmée par l’équipe de M6, «c'était une sorte de soirée zéro» avec «une douzaine de personnes» qui sont parties «très tôt».

En outre, le collectionneur a accusé les journalistes de «calomnie» et leur reproche «une sorte de guet-apens». Ces derniers insistent à leur tour sur la crédibilité de leur reportage sur les dîners clandestins et parlent de la présence d’«au moins un membre du gouvernement» à une des soirées en question.

Néanmoins, devant le tollé suscité par ce reportage sur les réseaux sociaux, notamment avec un hashtag #OnVeutLesNoms, Gérald Darmanin avait demandé dimanche au préfet de police de Paris, Didier Lallement, d'ouvrir une enquête pour examiner la réalité ou non des faits dénoncés.

Dans une vidéo diffusée début février, Pierre-Jean Chalençon avait évoqué le nom de «son ami» Gabriel Attal qui devait venir «dîner prochainement». Le 6 avril, Marlène Schiappa a confirmé, sans préciser la date, que le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait effectivement reçu «une invitation» à un dîner similaire, mais qu’il l’avait «fermement» refusée en raison des mesures sanitaires.

«Effectivement, il y avait un homme politique en poste actuellement au gouvernement», «une personne qui a des cheveux gris», a déclaré ensuite le 7 avril, sur le plateau de l'émission TPMP, un serveur affirmant avoir travaillé lors d'un dîner clandestin. Suite à cela, pointé du doigt sur les réseaux sociaux, un ministre aux cheveux gris, Franck Riester, s'est fermement défendu, dénonçant des rumeurs «fausses et choquantes».

Interrogé au micro d'Europe 1 le 6 avril, Gérald Darmanin a assuré «qu'à sa connaissance» «aucun ministre» n’y figurait.

Dossier:
Polémique autour des dîners clandestins en France (34)

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Paris, Pierre-Jean Chalençon, perquisition, dîner, France, gouvernement, politique
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