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Le candidat LR à la législative partielle à Paris pourrait déposer un recours devant le Conseil constitutionnel pour réviser les résultats du premier tour du scrutin, rapporte Le Figaro. Selon le Républicain, un faux investi de LREM sous le nom de Jean de Bourbon a pu «fausser» l’élection.

Le lendemain du premier tour de la législative partielle à Paris, François-Marie Didier, candidat LR, envisage de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel, un de ses adversaires ayant usurpé frauduleusement l’étiquette de LREM, rapporte Le Figaro. Bien que, selon les résultats officiels publiés par la préfecture de Paris et d’Île-de-France, le royaliste Jean-Damien de Sinzogan, en réalité sans étiquette, n’a obtenu que 4,4% des voix, son deuxième bulletin d’adoubé macroniste aurait pu jouer un rôle dans l’issue du scrutin, selon M.Didier.

Interrogé par Le Figaro, le Républicain ne mâche pas ses mots en décrivant son rival.

«Comment cela est-il possible? Un clown débarque, se présente sous un faux nom et une étiquette mensongère et peut fausser le résultat d’une élection législative?», s’indigne l’homme politique.

D’après le Journal du Dimanche, Jean-Damien de Sinzogan a livré dimanche deux bulletins, l’un où sa candidature figure sans étiquette sous son propre nom et l’autre désignant un certain «Jean de Bourbon», «soutenu» par LREM. Sauf qu’en réalité le parti présidentiel n’a pas avalisé cette candidature, précise le compte de LREM-Paris sur Twitter.

Un duel à gauche

Au final, le candidat de LR n’ira pas au deuxième tour, ses adversaires du PS et de LFI l’ayant dépassé. Néanmoins, sans le coup de «Jean de Bourbon», ce résultat aurait pu être différent, déplore M.Didier, interrogé par Le Figaro.

«Je ne dis pas que j’aurais obtenu toutes les voix, mais si ce candidat ne s’était pas présenté sous l’étiquette de LREM, j’aurais probablement été qualifié pour le second tour», estime-t-il.

Le deuxième tour de la partielle dans cette circonscription parisienne ancrée à gauche verra donc s’affronter la représentante du PS, Lamia El Aaraje (25,66% des suffrages exprimés) et celle de LFI, Danielle Simonnet (20,78%). Avec 18,52% des voix, le champion des Républicains est arrivé troisième.

Il est à noter que l’élection n’a pas suscité d’engouement chez les électeurs, le taux de participation n’ayant atteint que 15,54%.

Législatives partielles, mode opératoire

Tandis que d’autres scrutins, les législatives, les régionales et, bien entendu, la présidentielle, font beaucoup parler d’eux, les législatives partielles restent un phénomène mineur dans l’imaginaire des Français qui, à en juger par le taux de participation très faible, ne semblent pas trop s’y intéresser.

Le vote, qui se démarque de la campagne nationale, vise à élire des députés dans certaines circonscriptions si l’élu actuel ne peut plus siéger à l’Assemblée nationale pour x raison. Ainsi cette année, la législative partielle n’a eu lieu que dans quatre circonscriptions: la 6e du Pas-de-Calais, la 3e d’Indre-et-Loire, la 1ère de l’Oise et la 15e de Paris. Dans cette dernière, le scrutin a été organisé à la suite de la démission de la députée George Pau-Langevin, qui a été nommée adjointe au Défenseur des droits en novembre 2020 et par conséquent dû quitter l’Hémicycle, rappelle le site de la mairie de la capitale.

Il s’agit donc d’une «version condensée» des législatives habituelles. Le mode de scrutin reste le même: uninominal majoritaire à deux tours. Le premier s’est tenu le 30 mai et le second est prévu pour le 6 juin.

Les régionales en vue

Les législatives partielles peuvent être considérées comme une sorte de pierre de touche pour les élections à venir, notamment, les régionales et les départementales qui approchent à grands pas. Lors de ce scrutin à deux tours, prévu les 20 et 27 juin, le recours à une alliance peut en effet s’avérer crucial.

Dans le sillage de la publication des résultats des partielles, le président sortant de la région Hauts-de-France, l’ex-Républicain Xavier Bertrand, a immédiatement appelé sur Twitter à faire barrage au Rassemblement national dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais et, donc, à soutenir au deuxième tour la candidate LREM, la ministre déléguée à l’Autonomie, Brigitte Bourguignon. Une décision qui, d’après Marine Le Pen, montre que les «dirigeants LR sont devenus des supplétifs d’Emmanuel Macron».

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Tags:
La République en Marche! (LREM), législatives partielles, Paris
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