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    Bachar al-Assad menace les "colonialistes" qui "soutiennent Al-Qaïda"

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    Situation politique en Syrie (2930)
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    Le président syrien Bachar al-Assad a accusé l'Occident de vouloir coloniser son pays, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Le président syrien Bachar al-Assad a accusé l'Occident de vouloir coloniser son pays, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Il estime que les Etats-Unis ont contribué à l'apparition d'Al-Qaïda et note que leur aide aux rebelles ne restera pas sans réponse. L'intervention qu’évoque le président syrien n’est pas à prendre à la légère : Washington n'écarte pas non plus cette éventualité et prépare déjà un poste de commandement en Jordanie. Pour sa part, l'Union européenne (UE) a trouvé une ruse économique. Elle a l'intention d'assouplir l'embargo pétrolier contre la Syrie mais d’acheter les hydrocarbures directement à l'opposition et non pas au régime.

    "C’est une guerre, a déclaré Assad mercredi soir à la télévision syrienne. Pas un problème de sécurité. C'est une guerre dans tous les sens du terme. Certaines grandes puissances, notamment occidentales, n'ont jamais accepté l'indépendance d'autres pays. Ils veulent les asservir."

    La déclaration du président syrien a coïncidé avec la Journée de l'indépendance, marquant la fin de l'occupation française. 67 ans après ces événements, Bachar al-Assad soupçonne les puissances occidentales de vouloir occuper et coloniser la Syrie, sous le couvert des besoins humanitaires. "Nous connaissons la vraie nature de leur intervention humanitaire en Irak, en Libye et aujourd'hui en Syrie", a-t-il souligné.

    Assad a averti que l'Europe et les USA paieraient pour leur soutien aux rebelles "car ces derniers sont des terroristes et des bandits". Il a comparé les événements actuels avec le soutien américain des moujahids en Afghanistan dans les années 1980, qui a engendré Al-Qaïda et Oussama Ben Laden. Le dirigeant syrien a également mis en garde contre les conséquences néfastes de cette situation pour la Jordanie qui est devenu un point de transit pour les rebelles et les armements.

    Quant à elle, l'UE maintient son embargo sur les livraisons d'armes en Syrie. En revanche, les Européens ont réussi récemment à s'entendre sur une annulation partielle de l'embargo sur les exportations pétrolières de Syrie. Ils espèrent relancer ainsi l’économie dans les régions contrôlées par l'opposition. La Syrie assurait moins de 1% de la production pétrolière mondiale avant le conflit mais les hydrocarbures occupaient toujours une part importante dans ses exportations. L'Europe était son principal consommateur mais l'embargo instauré en 2011 a fait chuter les exportations syriennes de 7,2 milliards de dollars à 185 millions de dollars.

    Une décision définitive à ce sujet pourrait être prise le 22 mai au sommet de l'UE à Bruxelles. Après cela, les pays qui voudraient importer du pétrole syrien ou fournir des équipements à l'industrie pétrolière locale devront coopérer avec la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution syrienne. En d'autres termes, on mettrait alors en place un mécanisme d'achat du pétrole à l'opposition syrienne – et par là-même son financement.

    Cela permettrait de rétablir les infrastructures détruites et de recréer les institutions locales.
    Cet argent pourrait également servir aux livraisons d'armes. Toutefois, les experts pensent que les volontaires pour acquérir ce pétrole seront rares. De plus, il est problématique de produire du pétrole dans un pays encore sous les bombes.

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