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    Un défaut de paiement de la Russie est peu probable

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    L'économie russe pourrait s'ébranler à court terme et sa croissance pourrait ralentir, de même que dans beaucoup d'autres pays, écrit le quotidien Rossiïskaïa gazeta du 16 juillet 2013.

    L'économie russe pourrait s'ébranler à court terme et sa croissance pourrait ralentir, de même que dans beaucoup d'autres pays, écrit le quotidien Rossiïskaïa gazeta du 16 juillet 2013.

    Il ne faut pourtant s'attendre à un défaut de paiement: la situation macroéconomique actuelle de la Russie est l’une des meilleures du monde, a rectifié le patron de Sberbank, Guerman Gref, lors d’un voyage d’affaires à Khabarovsk.

    "La situation macroéconomique de la Russie est l’une des meilleures du monde. Sa dette publique est inférieure à 10% du PIB alors que cet indice s’élève à 100% dans certains pays européens. C'est pourquoi un défaut de paiement de la Russie est tout à fait improbable", souligne Guerman Gref.

    "Les réserves de change de la Banque centrale atteignent 500 milliards de dollars, ce qui suffit amplement pour riposter à n'importe quelle attaque spéculative. Aucune menace ne pèse donc sur le cours du rouble mais ce dernier est variable : il pourrait augmenter ou baisser", affirme-t-il.

    Selon lui, la Banque centrale met en œuvre une politique de change flottant qui pourrait se solder par des variations de la valeur du rouble par rapport aux devises étrangères. "Nous constatons que les récents changements du cours du dollar ont même atteint le niveau de 33 roubles mais n'ont pas suscité d'achats actifs de devises étrangères par la population. Cela indique que les gens ont désormais une confiance plus importante dans le gouvernement, la politique de la Banque centrale et le système bancaire", souligne-t-il.

    Quoi qu'il en soit, l'économie pourrait subir une aggravation de la crise, notamment à cause de la détérioration de la situation économique en Chine. "Une recrudescence de la crise n'est pas improbable. La situation économique chinoise est actuellement assez grave et son secteur financier se trouve dans un état aussi compliqué. Je n'exclus donc pas une aggravation de la situation mais une chute radicale est pourtant peu probable", analyse Guerman Gref.

    La situation économique dans d'autres pays du monde laisse également à désirer. Ainsi, l'agence de notation Fitch a privé hier la France de la note la plus élevée – AAA - à cause de craintes liées à la croissance de la dette publique, qui serait plus élevée et rapide que prévu. Les experts de l'agence estiment donc que le ralentissement économique se poursuivra cette année et que le taux de chômage pourrait atteindre 10,9% ce qui constitue une source supplémentaire d'inquiétudes.

    La croissance chinoise a ralenti pendant de deux trimestres consécutifs, ce qui témoigne d'une dynamique économique faible dans le pays. Le PIB de la deuxième économie du monde a augmenté de 7,5% en glissement annuel, alors qu'en 2012 cet indice s'était chiffré à 7,7%. Il s'agit de son pire résultat depuis 1999.

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