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    La compétitivité mondiale change, pas la Russie

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    Le Forum économique mondial (FEM) a présenté son nouveau rapport sur la compétitivité mondiale pour 2013-2014, qui comporte un classement de 148 pays, écrit mercredi le quotidien Kommersant.

    Le Forum économique mondial (FEM) a présenté son nouveau rapport sur la compétitivité mondiale pour 2013-2014, qui comporte un classement de 148 pays, écrit mercredi le quotidien Kommersant.

    Les auteurs de la recherche soulignent l'importance particulière des institutions et des innovations comme avantages concurrentiels dans le monde moderne. Grâce à la taille de son marché, son secteur macroéconomique stable, son système éducatif et de santé, la Russie se place en 64ème position au classement général. Mais la plupart des indices majeurs qui pourraient la rapprocher du podium restent faibles.

    Le pessimisme et l'indétermination concernant les économies développées en 2012 ont cédé la place au ralentissement des marchés émergents, introduit le FEM dans son rapport annuel sur la compétitivité mondiale. Cette tendance pourra être renversée par un perfectionnement des institutions et la capacité des pays à créer de nouveaux produits à valeur ajoutée, process et business models, préconisent les auteurs de l'étude. Selon eux, la différence traditionnelle entre pays "développés" et "en développement" va s’effacer pour laisser la place à une différenciation entre pays riches et pauvres en matière d’innovation. "Il est primordial que les chefs d'entreprise, le gouvernement et la société civile travaillent ensemble pour créer un système d'enseignement approprié et un milieu favorable à leur développement", a déclaré le président exécutif du FEM Klaus Schwab.

    Depuis 2008, la Russie n'a pas cessé de perdre des places et des points dans le classement, passant de la 51ème à la 67ème position en quatre ans. Cette fois, elle a été le seul pays des Brics à améliorer sa position en gagnant trois places pour s'installer en 64ème position. "La Russie est remontée principalement grâce à l'amélioration des facteurs macroéconomiques", déclare Alexeï Prazdnitchnykh, collaborateur de Strategy Partners Group et coordinateur du programme du FEM en Russie. Depuis un an, quatre pays ont rejoint le classement dont le Laos, le Bhoutan et la Birmanie, et l'indice russe reste stable depuis cinq ans - augmentant de seulement 0,05 points en un an pour atteindre 4,25 points.

    D'après la méthodologie du FEM, l'indice général de compétitivité est calculé à partir de trois groupes d'indicateurs. Chaque groupe a son coefficient et comprend un groupe supplémentaire de facteurs (plus de cent) qui sont également rangés par points et reçoivent une place dans le classement. Si le positionnement d'un pays sur un indice donné est supérieur à sa place au classement général, on parle alors d'avantage concurrentiel. Les détails de l'indice permettent de découvrir que les principaux points positifs pour la Russie restent la taille de son marché, la flexibilité des salaires, la qualité de l'éducation supérieure (principalement mathématique) et des instituts scientifiques de recherche, le niveau élevé de l'activité dans le secteur des innovations, la couverture du réseau mobile et internet, l'infrastructure ferroviaire développée, l'excédent budgétaire et la dette publique basse. Par ailleurs, la Russie se trouve plutôt en fin de liste sur des indices tels que la charge de l'administration publique, la confiance en la police, la protection des droits de propriété et des minorités, le rôle stimulant de la politique fiscale pour le travail et l'investissement, la qualité d'administration des écoles, la capacité à garder les talents, à introduire et à transmettre les nouvelles technologies au niveau des compagnies ou les acheter par commandes publiques.

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