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    Compétitivité: la Russie gagne des positions

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    La Russie remonte de la 67ème à la 64ème place au classement mondial de la compétitivité, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    La Russie remonte de la 67ème à la 64ème place au classement mondial de la compétitivité, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Cette ascension est principalement due à sa situation macroéconomique favorable. Mais le faible niveau de concurrence, l'absence de confiance dans le système financier et un développement insuffisant de l'entreprenariat tirent le pays vers le bas, remarquent les experts.

    Le podium du classement du Forum économique mondial (FEM) reste inchangé cette année avec la Suisse, Singapour et la Finlande, suivies de l'Allemagne, remontée de la 6ème place, et des Etats-Unis, passés de la 7ème à la 5ème position.

    Cette année, la Russie est remontée de trois places passant devant le Sri Lanka, le Rwanda et le Monténégro. La situation macroéconomique continue de s'améliorer et la Russie affiche des indices bas de dette publique et même un excédent budgétaire, soulignent les auteurs du classement. La progression de l'indice macroéconomique est particulièrement notable, qui est passé de la 44ème à la 19ème place en un an.

    Les autres points forts de la Russie sont le niveau d'enseignement, notamment supérieur, et l’étendue du marché national – sur ce point le pays occupe la 8ème place du classement. Ces avantages pourraient contribuer à la compétitivité du pays, estiment les auteurs de l'étude.

    D'autre part, la Russie reste dans la partie inférieure du classement pour la qualité des institutions publiques (118ème place) et des marchés financiers (121ème place), le faible niveau de concurrence (135ème place) et de développement de l'entreprenariat (107ème place), l'absence de potentiel d'innovations (78ème place) et la productivité faible (72ème place) dans le pays.

    "La position de la Russie s'est également amélioré en raison de la détérioration de la situation dans de nombreux autres pays, il faut en tenir compte", déclare Alexeï Prazdnitchnykh de Strategy Partners Group, coordinateur des programmes du FEM pour la compétitivité en Russie.

    En prenant les paramètres concrets la Russie a effectivement progressé grâce à sa situation macroéconomique favorable – tout va plutôt bien, à l'exception du taux d'inflation. "Mais le potentiel de cet indice est épuisé, constate Prazdnitchnykh. Il faut utiliser d'autres points forts et, surtout, éliminer les points faibles pour assurer la progression du pays dans le classement à long terme".

    "Parmi les choses qu'il est possible de réaliser rapidement, on pourrait augmenter l'efficacité de l'administration publique. Il s'agit d'une tâche purement technique qui pourrait apporter des résultats rapides. La législation anti-monopole russe est assez avancée et désormais il faut se concentrer sur son application et l'amélioration de la règlementation sectorielle", constate l'expert.

    Alexeï Prazdnitchnykh ajoute qu'en dépit des notes relativement élevées sur la qualité des ressources humaines et du système d'enseignement, la situation empire dans ce secteur. Notamment lorsqu'on parle d'enseignement secondaire professionnel. "Si dans les prochaines années la Russie réalise des réformes progressives pour éliminer ses points faibles, d'ici 2030 elle pourrait monter jusqu'à la 30ème place du classement, déclare l'expert. Dans le cas contraire sa position se maintiendrait un peu avant de redescendre inévitablement".

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