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    Obama troque le budget contre la Syrie

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    Une éventuelle intervention en Syrie (2013) (295)
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    Les Etats-Unis ont déjà leur plan en cas de "circonstances imprévues" et de conséquences négatives de l'attaque contre la Syrie, a annoncé le secrétaire général de la Maison Blanch Denis McDonough. Il a reconnu que les risques étaient nombreux, écrit mardi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Les Etats-Unis ont déjà leur plan en cas de "circonstances imprévues" et de conséquences négatives de l'attaque contre la Syrie, a annoncé le secrétaire général de la Maison Blanch Denis McDonough. Il a reconnu que les risques étaient nombreux, écrit mardi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Aucun analyste n'oserait aujourd'hui prédire quelle sera la décision finale des congressistes sur la Syrie à leur retour des congés d'été. Les chiffres publiés dans la presse américaine révèlent des divergences importantes au Capitole. A en croire les informations de CNN, 25 des 100 sénateurs soutiennent l'attaque de la Syrie, 20 s'y opposent et 55 sont indécis. Néanmoins, le leader de la majorité démocrate à la chambre haute Harry Reid affirme qu'il obtiendra les 60 voix nécessaires pour adopter la résolution approuvant la guerre.

    La situation semble bien plus confuse à la chambre basse, où près de la moitié des 435 députés a déjà exprimé sa position. Seulement 30 d'entre eux ont soutenu les arguments d'Obama et les autres ont l'intention de voter contre le plan du président. En principe, la Maison blanche a encore le temps de persuader ses opposants politiques ou de marchander les voix des républicains, qui savent à quel point le vote sur la Syrie est important pour le président.

    Le marchandage pourrait avant tout porter sur le budget 2014 : les principaux points du plan financier n'ont toujours pas été entendus en raison des différends entre les deux partis. Le vote sur la Syrie est un atout puissant proposé par Obama aux républicains dans la question budgétaire. Et ils ne manqueront pas de l'utiliser.

    En dépit de l'opinion publique, qui désapprouve l'intervention à Damas dans la majorité des pays où les autorités ont soutenu Obama, la Maison blanche campe sur ses positions.

    En attendant le vote du congrès américain sur l'opération en Syrie, la préparation à une éventuelle guerre est déjà très active. On annonce notamment une activité inhabituelle à la base aérienne turque d'Incirlik. Israël a déployé son bouclier antimissile Dôme de fer près de Tel-Aviv et Jérusalem et le Pentagone a confirmé qu'il était prêt à attaquer la Syrie.

    Selon les derniers sondages, 51% des Américains s'opposent à une nouvelle campagne militaire même si elle était limitée. Les plans du président sont soutenus par à peine plus de 30% de la population.

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    Une éventuelle intervention en Syrie (2013) (295)

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