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    Poutine lance une raffinerie unique en son genre

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    Lors de sa visite à la raffinerie de Touapsé, le président russe Vladimir Poutine a assisté au lancement du principal dispositif de raffinage primaire du pétrole, écrit lundi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Lors de sa visite à la raffinerie de Touapsé, le président russe Vladimir Poutine a assisté au lancement du principal dispositif de raffinage primaire du pétrole, écrit lundi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    L'unique raffinerie russe située en bord de mer a été construite dans une zone balnéaire et c'est pourquoi sa modernisation a dû respecter les exigences écologiques les plus strictes. Les travaux ont coûté près de 1 000 milliards de roubles (près de 25 milliards d'euros) et ont permis de tripler la capacité de production de la raffinerie - passant de 4,5 à 12 millions de tonnes de pétrole par an.

    400 nouveaux emplois ont été créés - un véritable cadeau pour les habitants de Touapsé – et à l'issue de la reconstruction leur nombre montera à 700.

    La nouvelle raffinerie est unique en Russie, aussi bien en matière de productivité que de paramètres techniques. "Il existe très peu de raffineries de ce genre dans le monde et celle-ci fait aujourd’hui partie des six plus grandes de la planète. On en compte notamment deux en Arabie saoudite et une en Europe", a déclaré Igor Setchine, président de Rosneft.

    Vladimir Poutine a salué cette avancée et déclaré que la compagnie faisait un nouveau pas vers son affirmation comme l'une des plus grandes compagnies pétrolières sur le marché russe et mondial. "Cet événement est extraordinaire. Il montre que l'industrie pétrogazière russe améliore son potentiel en matière de hautes technologies", a déclaré le chef de l'Etat à la cérémonie d’inauguration.

    Igor Setchine a affirmé que le respect de l'environnement restait une priorité pour les travailleurs du secteur. "Nous avons renoncé à l'extension de la superficie de la raffinerie car elle se trouve à proximité de la ville et des eaux souterraines. Le dispositif de raffinage sera un projet pilote pour l'accroissement des capacités de production de l'ensemble des compagnies pétrogazières en Russie. La raffinerie de Touapsé pourra désormais produire du carburant correspondant à la norme Euro-5. Et ce avec deux ans et demi d'avance sur les exigences du règlement technique gouvernemental".

    En parallèle, la Russie compte développer la construction mécanique et moderniser les compagnies pétrogazières en coopération avec l’Allemand Siemens. Rosneft, pour sa part, a déjà investi dans quatre projets allemands mais la collaboration dans le secteur nucléaire a été suspendue. "L'Allemagne décidé de ne plus développer le secteur énergétique nucléaire. Mais pourquoi ne pas développer les technologies pétrolières et les appliquer dans les pays où l'énergie nucléaire est en développement ? J'ai du mal à le comprendre", s’est interrogé Poutine lors de son entretien avec Joe Kaeser, président du directoire de Siemens AG.

    Quoi qu'il en soit la Russie encourage les investissements de Siemens et soutiendra ces projets par tous les moyens nécessaires. Le président a rappelé que la compagnie menait déjà plusieurs projets comme la construction de lignes à grande vitesse entre Moscou et Saint-Pétersbourg, Moscou et Nijni Novgorod, ainsi que dans le cadre du projet olympique. Le chef de l'Etat espère que Siemens apportera sa contribution au développement de la coopération économique russo-allemande et permettra de faire revenir l'Allemagne à la première place de partenaire économique et commercial de la Russie, comme c’était le cas il y a quelques années.

    Kaeser était ravi que Poutine ait trouvé le temps de le rencontrer : il a même souligné que la chancelière allemande Angela Merkel n'avait pas réussi à se libérer une minute dans son emploi du temps pour cela. Il a assuré à son interlocuteur que Siemens AG avait l'intention de poursuivre ses investissements dans les projets russes sans se limiter à 1 milliard d'euros. "Comme on dit le deuxième milliard passe plus facilement", a déclaré Kaeser. Ainsi, Siemens a l'intention de poursuivre le partenariat et de mener à terme tous ses projets d'investissement prévus en Russie. "Nous continuerons à apporter notre contribution à l'industrialisation du pays, à l'amélioration de l'efficacité énergétique de la production nationale et aux technologies médicales. Je pense que nous avons toutes les chances de parvenir à une extension réussie du partenariat pour le bien de la population russe et, évidemment, dans l'intérêt de notre compagnie", a déclaré le président du directoire.

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