Ecoutez Radio Sputnik
    Lu dans la presse

    Le Royaume-Uni s’apprête à s'éloigner de l'Union européenne

    Lu dans la presse
    URL courte
    0 0 0

    Les conservateurs britanniques ont proposé d’octroyer à la Chambre des communes un droit de veto sur les lois européennes ce qui permettrait à Londres de rester au sein de l'UE tout en protégeant les intérêts nationaux, écrit mardi le quotidien Kommersant.

    Les conservateurs britanniques ont proposé d’octroyer à la Chambre des communes un droit de veto sur les lois européennes ce qui permettrait à Londres de rester au sein de l'UE tout en protégeant les intérêts nationaux, écrit mardi le quotidien Kommersant.

    Les députés du parti conservateur au pouvoir ont formulé leurs propositions dans une lettre adressée au premier ministre David Cameron : "A chaque fois que vous avez réussi à défendre les intérêts britanniques à Bruxelles, ce fut un franc succès. Nous voulons que l'idée d'un veto national sur les lois actuelles et futures de l'Union européenne devienne réalité, ce qui permettrait au Parlement de Westminster de ne pas appliquer la législation européenne quand il en est de notre intérêt national". La lettre, signée par 95 des 304 députés conservateurs, a été publiée par la revue britannique Telegraph.

    "Cela permettrait au Royaume-Uni de rétablir un contrôle frontalier, de mener une politique énergétique indépendante et de réduire les impôts pour les entreprises et les contribuables", affirment les députés.

    "Cette initiative est révolutionnaire, bien que ses prémisses se soient déjà faites sentir depuis longtemps au Royaume-Uni. Pratiquement toutes les lois paneuropéennes sont contraignantes pour les membres de l'UE – seul les moyens de les appliquer varient. En proposant d'accorder à la Chambre des communes ce droit de veto, les députés soulèvent la question de la révision des bases de l'UE posées par le Traité de Rome de 1957. Obtenir cette réécriture de la part de tous les pays membres de l'UE pourrait remettre en question la continuité du développement de l'Union européenne sur un scénario fédératif", explique Andreï Nekrassov de l'Association du droit international.

    Le service de presse de David Cameron a affirmé que le premier ministre "avait pris minutieusement connaissance de la lettre" tout en rappelant que "le marché commun européen ne pourrait pas fonctionner si les parlements nationaux invalidaient régulièrement et unilatéralement les lois de l'UE".

    Cette proposition des députés correspond parfaitement aux déclarations antérieures des autorités britanniques à l'égard de Bruxelles. Au cours de la conférence du parti en octobre dernier les conservateurs britanniques avaient exigé, dans le cadre de l'UE, la reprise d'une partie des pouvoirs par les organismes nationaux du gouvernement. En particulier, les eurosceptiques britanniques suggèrent à Londres de rester au sein de l'UE tout en sortant de la Convention européenne des droits de l'homme – ils pensent que cette mesure permettra au Royaume-Uni de "rendre le système juridique national plus indépendant". Selon les sondages, 38% des Britanniques soutiennent cette position et 28% sont prêts à quitter l'UE.

    D'après les experts, ces déclarations améliorent les chances des conservateurs de remporter les législatives de 2015. David Cameron a déjà promis, en cas de succès, d'organiser un référendum sur la sortie du pays de l'UE.

    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik