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    L’homosexualité n’est plus un crime en Europe

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    Le parlement de Chypre du Nord vient de lever les poursuites pénales pour relations homosexuelles. Il n'existe donc plus aucun territoire en Europe où ces relations sont interdites, écrit vendredi le quotidien Izvestia.

    Le parlement de Chypre du Nord vient de lever les poursuites pénales pour relations homosexuelles. Il n'existe donc plus aucun territoire en Europe où ces relations sont interdites, écrit vendredi le quotidien Izvestia.

    La procédure de légalisation des relations homosexuelles a commencé en 1979 au Danemark, premier pays du monde à reconnaître les unions homosexuelles en instaurant une forme de Pacs. Les lois pénalisant l’homosexualité ont ensuite été progressivement levées dans toute l'Europe. En 1981, la Cour européenne des droits de l'homme reconnaissait que l'interdiction des unions homosexuelles en Irlande du Nord était contraire à la Convention européenne des droits de l'homme.

    Aujourd'hui selon Juris Lavrikovs, responsable communication de l'ILGA (une confédération internationale rassemblant les associations lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexes), le Pacs existe déjà dans douze pays européens et neuf pays ont reconnu le mariage homosexuel. La plupart de ces pays ont autorisé les couples homosexuels à adopter des enfants ou un partenaire homosexuel à adopter l'enfant biologique de l'autre.

    "L'adoption est autorisée aujourd'hui dans huit pays européens dont la Belgique, le Danemark, la France, le Royaume-Uni et l'Espagne. D'autres parlements européens se penchent déjà sur la question", a déclaré Juris Lavrikovs.

    Igor Beloborodov, conseiller du directeur de l'Institut russe de recherches stratégiques et rédacteur du site demographia.ru, pense que cette tendance est dangereuse pour l'Europe.

    "La rhétorique des droits de l'homme s'est progressivement transformée en homo-dictature. Membre du Commonwealth, Chypre du Nord a levé les poursuites pénales contre les relations homosexuelles sous la pression de Londres, qui fait de la propagande homosexuelle avec Washington et Bruxelles. Si cette question était proposée au référendum, les Chypriotes turcs se seraient opposés à la levée de cette sanction pénale pour sodomie", a déclaré Igor Beloborodov.

    Selon lui en décembre 2013, 66% des Croates ont voté lors du référendum pour l'inscription dans la constitution des valeurs traditionnelles du mariage comme union entre un homme et une femme.

    Les experts qui défendent la famille traditionnelle estiment qu'on aujourd’hui assiste au début de la "dégénérescence" de la population européenne. Ils qualifient la tendance incluant l'homosexualité, la maternité de substitution et l'avortement de "mort culturelle".

    De son côté la communauté LGBT ne compte pas s'arrêter à ces acquis.

    Les communautés LGBT européennes considèrent la Russie et les pays de la CEI comme principal bastion de l'homophobie aujourd’hui. Selon Lavrikovs, ils interdisent même le droit fondamental de l'homme à la liberté d'expression, toutes les manifestations LGBT sont empêchées et les manifestants font l’objet de violences de la part d’hétérosexuels agressifs et des forces de l'ordre.

    "Nous cherchons à adopter des amendements à la législation russe qui considéreraient les délits homophobes comme des crimes avec des circonstances aggravantes. Jusqu'à présent, les auteurs de violences contre des homosexuels restent, en règle générale, impunis en Russie et dans d'autres pays de la CEI. Nous comptons également nous adresser prochainement au comité de l'Onu pour les droits de l'homme afin d’exiger de faire cesser les violences contre les homosexuels", déclare Igor Kotchetkov, président du Réseau LGBT russe.

    Selon lui il a déjà reçu 27 requêtes pour manifestation d'homophobie pour le seul mois de janvier 2014.

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