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    L'Occident met la pression sur le président ukrainien

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    L'Occident s'ingère directement dans le conflit ukrainien. A Kiev les ministres des Affaires étrangères allemand, français et polonais ont présenté au président Viktor Ianoukovitch leur option de sortie de crise qui impliquerait la formation d'un gouvernement de transition, une réforme constitutionnelle et l'organisation d’élections présidentielle et législatives anticipées, écrit vendredi 21 février le quotidien Kommersant.

    L'Occident s'ingère directement dans le conflit ukrainien. A Kiev les ministres des Affaires étrangères allemand, français et polonais ont présenté au président Viktor Ianoukovitch leur option de sortie de crise qui impliquerait la formation d'un gouvernement de transition, une réforme constitutionnelle et l'organisation d’élections présidentielle et législatives anticipées, écrit vendredi 21 février le quotidien Kommersant.

    Afin de renforcer la pression sur Kiev, l'UE suit l'exemple des Etats-Unis et adopte des sanctions contre certains dirigeants ukrainiens. La Russie, elle, ne s'empresse pas de jouer le rôle de médiateur en Ukraine.

    Washington et Bruxelles semblent avoir laissé de côté leur approche prudente, qui prévalait jusque là, pour faire pression directement sur Kiev. Le durcissement de la position de l'Occident s'explique par la montée des violences à Kiev, qui ont déjà coûté la vie à 67 personnes, selon les informations officielles.

    Les ministres des Affaires étrangères allemand, français et polonais Frank-Walter Steinmeier, Laurent Fabius et Radoslaw Sikorski sont arrivés hier à Kiev. Selon le quotidien polonais Gazeta Wyborcza, les ministres européens ont présenté au président Viktor Ianoukovitch leur option de sortie de crise, qui impliquerait la formation d'un gouvernement de transition, une réforme constitutionnelle et l'organisation d’élections présidentielle et législatives anticipées.

    La situation pourrait mener à la capitulation honorifique du président ukrainien. Le "trio" de l'UE attend la réponse ukrainienne dès vendredi.

    Cette proposition est accompagnée d’une forte pression sur l'Ukraine. Un sérieux avertissement a été lancé à Kiev par le président américain Barack Obama. Ce dernier a comparé les actes des autorités ukrainiennes à la politique du régime syrien en déclarant : "En Syrie et en Ukraine nous avons affaire à l'espoir et à l'aspiration des peuples qui considèrent la liberté d'expression, de réunion, et les élections justes comme des droits fondamentaux". La veille les USA ont annoncé l'interdiction d'entrer en Amérique à 20 hauts fonctionnaires ukrainiens.

    L'UE a également entrepris des mesures de pression sur Kiev. A l'issue de l'entretien entre François Hollande et Angela Merkel, il a été annoncé que Paris et Berlin avaient l'intention de se pencher sur l'éventualité de sanctions.

    Cette question a été examinée hier par les ministres des Affaires étrangères de l'UE lors d'une réunion d'urgence à Bruxelles. La veille des sources diplomatiques occidentales laissaient entendre que les USA et l'UE coordonnaient leurs actions pour élaborer des sanctions qui iraient bien au-delà de l'interdiction de séjour pour les hauts fonctionnaires. Comme l'a déclaré la ministre italienne des Affaires étrangères Emma Bonino, l'UE a convenu d'adopter "dans les prochaines heures une interdiction de visas et le gel des actifs contre ceux qui ont permis la violence".

    Hier encore les puissances occidentales évoquaient la nécessité d’une médiation de la Russie en Ukraine. A l'étape cruciale de la crise ukrainienne l'Occident a jeté son autorité sur la balance pour tenter de renverser l'issue du conflit au profit de l'opposition. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont mis Viktor Ianoukovitch face au dilemme suivant : une présidentielle anticipée ou l'isolement international selon le scénario biélorusse.

    Dossier:
    Manifestations pro-européennes en Ukraine (364)

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