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    La Crimée souhaite passer à l'heure de Moscou

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    La Crimée veut vivre à l'heure de Moscou, a annoncé lundi le vice-président du parlement de la péninsule, Sergueï Tsekov, lors d’une réunion du conseil de l'autonomie. Il pense que vivre selon le fuseau horaire de Moscou est "plus physiologique" pour la Crimée, écrit mardi le quotidien Izvestia.

    La Crimée veut vivre à l'heure de Moscou, a annoncé lundi le vice-président du parlement de la péninsule, Sergueï Tsekov, lors d’une réunion du conseil de l'autonomie. Il pense que vivre selon le fuseau horaire de Moscou est "plus physiologique" pour la Crimée, écrit mardi le quotidien Izvestia.

    Le président du Conseil suprême de Crimée Vladimir Konstantinov a décidé de consulter les habitants de Crimée et s'ils acceptaient ce changement, les aiguilles seraient avancées de deux heures au lieu d'une dans la nuit du 29 au 30 mars.

    Les autorités de Crimée y voient un geste symbolique, puisque la région a également fixé au 30 mars un référendum pour déterminer son futur statut et éventuellement proclamer son indépendance.

    Les députés de Donetsk ont décidé d'organiser un référendum identique.

    Cette question de fuseau horaire est surtout idéologique, alors même que le nouveau gouvernement ukrainien a mis la Crimée face à un problème très concret : la péninsule pourrait se retrouver sans électricité si elle tentait de se déconnecter du système énergétique ukrainien, comme l'a annoncé le ministre ukrainien de l'Energie Iouri Prodan. Selon lui, des représentants russes s'entretiennent actuellement avec les compagnies énergétiques ukrainiennes au sujet de la déconnection de la Crimée du système ukrainien. Cette déconnexion, selon lui, risquerait d'entraîner une "catastrophe anthropique" : la privation totale d'électricité de la péninsule.

    D'après le ministre, la Crimée consomme actuellement près de 1 000 MW et la péninsule n’en produit que 350 MW.

    Les nouvelles autorités ukrainiennes souhaitent couper la Crimée non seulement de l'électricité russe mais aussi de la flotte de la mer Noire de la Russie. Selon les députés de la Rada, le parlement ukrainien, un document juridique sur la rupture des accords de Kharkov avec l'Ukraine est en cours de préparation. La nouvelle Rada a l'intention d'expulser la flotte russe après 2017.

    "La prolongation du séjour de 25 ans signée à Kharkov sera annulée dès que la décision sera prise par le Conseil de la sécurité nationale de l'Ukraine", déclarent les représentants du parti d'extrême-droite Svoboda (Liberté). Le fait que l'Ukraine perdra sa remise de 100 dollars pour mille mètres cubes de gaz russe ne semble pas les offusquer.

    "Un défilé de référendums n'est pas tant un chemin vers la fédéralisation que vers la déstabilisation du pays", déclare le politologue Anton Finko.

    Selon lui, cette situation sera exacerbée par le problème énergétique de la Crimée.

    Entre temps, la Rada a promis le 3 mars de créer deux groupes de députés pour négocier avec leurs homologues de la Douma (chambre basse du parlement russe) et pour mettre au point un texte sur les langues. D'après le leader de la fraction Svoboda Oleg Tiagnibok, ces deux groupes doivent contribuer au règlement du conflit avec la Crimée.

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