Lu dans la presse

La Russie pourrait geler les actifs des sociétés étrangères

Lu dans la presse
URL courte
Règlement de la situation en Ukraine (2014) (2149)
0 71
S'abonner

Les sénateurs russes préparent un document qui permettrait de geler les actifs des sociétés étrangères en réponse aux sanctions éventuelles de l'Occident, écrit mercredi le quotidien RBC Daily.

Les sénateurs russes préparent un document qui permettrait de geler les actifs des sociétés étrangères en réponse aux sanctions éventuelles de l'Occident, écrit mercredi le quotidien RBC Daily.

"Je prépare un projet de loi qui, en cas d'adoption de sanctions contre la Fédération de Russie, ses citoyens ou établissements, permettrait de geler les actifs des compagnies européennes et américaines, y compris privées, qui travaillent en Russie", a déclaré le président de la commission pour la législation constitutionnelle Andreï Klichas. Il a également expliqué qu'il comptait demander à la présidente du Conseil de la Fédération Valentina Matvienko d'examiner une loi qui accorderait au président et au gouvernement le droit de geler les comptes des représentants étrangers dans les banques russes, ainsi que de saisir la propriété des sociétés étrangères jusqu'à sa confiscation.

L'éventuelle adoption de sanctions occidentales contre la Russie a été commentée le 4 mars par le ministère russe des Affaires étrangères (MAE), qui accuse les Etats-Unis de mal juger la situation mondiale et a promis de réagir - pas forcément de manière symétrique - à la suspension par Washington de la coopération entre les deux pays et des négociations sur un accord commercial bilatéral.

Lors d'une conférence de presse consacrée à la situation en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine a accusé les pays occidentaux de soutenir le renversement illégitime du gouvernement ukrainien. Vladimir Poutine a averti que le préjudice dû à des sanctions éventuelles contre la Russie serait réciproque. De plus, le dirigeant russe a déclaré qu'il ne pensait pas que le retrait des troupes russes de Crimée était indispensable.

Le 1er mars, le Conseil de la Fédération a autorisé Poutine à prendre personnellement une décision sur l'envoi de forces armées en Ukraine en cas de besoin. Cette décision a provoqué une réaction tumultueuse de l'Occident; "Les Etats-Unis sont particulièrement préoccupés par les actions des militaires russes en Ukraine. Toute intervention militaire en Ukraine aurait un prix", a déclaré le président américain Barack Obama. De plus, les pays du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, USA) ont annoncé la suspension de la préparation pour le sommet du G8 prévu en juin à Sotchi. Ces pays ont également noté qu'ils étaient favorables à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Ils comptent la soutenir dans des négociations avec le FMI afin d'établir un nouveau programme de crédit. De plus, pratiquement tous ces pays ont fait revenir leurs ambassadeurs de Russie.

Dossier:
Règlement de la situation en Ukraine (2014) (2149)

Lire aussi:

Didier Raoult rejette une étude «foireuse» sur l'inefficacité de l'hydroxychloroquine
Rachida Dati se confie sur son mariage «forcé» avec «un Algérien»
Loi Avia: «il est urgent de mettre un coup d’arrêt à ce projet orwellien»
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook