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    Kiev projette des unités en Crimée

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    L'amiral ukrainien Tenioukh exige de réprimer toute activité civile en Crimée au moyen des régiments d'artillerie, aéromobiles et d'infanterie motorisée, ainsi que des brigades de défense antiaérienne qui ont été projetés vers l'isthme de Perekop dans le cadre de prétendus exercices nationaux. C’est dans ce contexte que le leader du Secteur droit Dmitri Iaroch a annoncé ses ambitions présidentielles, écrit mardi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Dmitri Iaroch, originaire de Dniepropetrovsk et leader du parti ukrainien Secteur droit, a l'intention de briguer le mandat présidentiel lors de l'élection anticipée du 25 mai proclamée par le parlement ukrainien, écrit mardi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Parallèlement à cette annonce, plusieurs dizaines de lance-roquettes antiaériens portatifs Igla ont disparu des entrepôts militaires du pays.

    La disparition des lance-roquettes a été démentie par le ministère ukrainien de la Défense, qui a déclaré que tous les armements du 80e régiment aéromobile se trouvaient à leur place. Il est pourtant difficile de faire confiance aux informations officielles du ministère actuel: son service de presse avait annoncé plus tôt que les entrepôts militaires des casernes des troupes de la région de Lvov étaient intouchables mais la réalité a contredit cette affirmation : les fusils AK "retirés du service" se sont retrouvés entre les mains de combattants du Secteur droit le 19 février. Il est d'autant plus difficile de croire les déclarations du ministère de la Défense actuel au regard de la biographie du ministre en place : l'amiral de la flotte ukrainienne Igor Tenioukh, membre de longue date du parti fasciste Svoboda (Liberté).

    L'amiral ukrainien Tenioukh, qui selon des sources informées "ne dessaoule pas" actuellement, exige de réprimer toute activité civile en Crimée au moyen des régiments d'artillerie, aéromobiles et d'infanterie motorisée, ainsi que des brigades de défense antiaérienne qui ont été projetés vers l'isthme de Perekop depuis Lvov, Tchernigov, Jitomir et Dniepropetrovsk dans le cadre de prétendus exercices nationaux.

    C’est dans ce contexte que le leader du Secteur droit Dmitri Iaroch a annoncé ses ambitions présidentielles. Dans son discours prononcé en cravate le leader des néonazis ukrainiens a déclaré qu'il était étonné par l'absence des tireurs d'élite qui avaient ouvert le feu fin février dans la rue Institoutskaïa – aujourd’hui arrêtés -, aussi bien sur des activistes du Maïdan que sur les policiers et les troupes du Berkout qui défendaient le quartier gouvernemental. Le nouveau leader fasciste ne se demande même pas pourquoi aucun membre de son organisation n'a été tué. Bien que ce soit un fait: parmi les victimes on compte des "volontaires", de simples passants et des individus qui s'opposaient au Maïdan, comme l'ingénieur Zakharov tué par des activistes d'Iaroch pendant l'assaut du bureau du Parti des régions. Cela ressemble à un sacrilège mais aujourd'hui le nom de Zakharov est inscrit sur la même liste que celle de ses assassins.

    Par ailleurs, l'éventuelle présidence d'Iaroch aujourd'hui est une épine dans le pied pour ses alliés de situation Vitali Klitchko, Arseni Iatseniouk, Oleg Tiagnibok, Petr Porochenko et Ioulia Timochenko demain, qui ont fait l'éloge et soutenu financièrement les nationalistes radicaux.

    Mais plus personne n'y pense à Kiev aujourd'hui. Ioulia Timochenko est partie en Allemagne soigner son "ostéochondrose" incurable depuis trois ans - maladie qui ne l'avait pas empêchée de se présenter sur le Maïdan avec des talons de 20 cm. Le premier ministre non reconnu Arseni Iatseniouk s'est rendu à Washington où il pourrait avoir la chance de rencontrer Barak Obama mercredi. Et on ignore où se trouve le "président par intérim" – le pasteur baptiste Alexandre Tourtchinov.

    En revanche, on constate l'activation de provocateurs néonazis en tout genre qui n'ont pas eu le temps de sauter dans l'arche de l'euro-intégration avec Iaroch et n'espèrent plus aujourd'hui occuper des sièges au gouvernement. Ainsi, le leader de l'organisation Bratstvo (Fraternité) Dmitri Kortchinski, qui nourrit spirituellement les néonazis locaux depuis vingt ans, a déclaré qu'il était nécessaire de créer un "Taliban chrétien ukrainien". On ose à peine imaginer quels seraient le comportement et les traditions de ces "talibans" quand on se souvient comment les "révolutionnaires" galiciens achevaient les policiers blessés du Berkout dans la rue Grouchevski…

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