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    Les eurosceptiques observateurs électoraux en Crimée

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    Référendum en Crimée (2014) (416)
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    La Russie a proposé aux représentants du mouvement européen d'extrême-droite de jouer le rôle d'observateurs étrangers lors du référendum sur l'adhésion de la Crimée dimanche 16 mars. La présidente du Front national Marine Le Pen, le leader de la Ligue du Nord Lorenzo Fontana et Andreas Mölzer du Parti de la liberté d'Autriche ont été invités sur la péninsule, écrit vendredi 14 mars le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    La Russie a proposé aux représentants du mouvement européen d'extrême-droite de jouer le rôle d'observateurs étrangers lors du référendum sur l'adhésion de la Crimée dimanche 16 mars. La présidente du Front national Marine Le Pen, le leader de la Ligue du Nord Lorenzo Fontana et Andreas Mölzer du Parti de la liberté d'Autriche ont été invités sur la péninsule, écrit vendredi 14 mars le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Les représentants de l'aile droite du Parlement européen, opposés à l’augmentation du nombre d’immigrés en UE et connus pour leur aspiration à conserver les valeurs traditionnelles, sont l'unique espoir des partisans du référendum de Crimée, qui doivent lui garantir une légitimité internationale. L'Union européenne l'a déjà proclamé illégitime et les pays du G7 ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas les résultats du vote. Les observateurs internationaux n'avaient pas l'intention de se rendre sur la péninsule et le déroulement du référendum est censé être suivi uniquement par des hommes envoyés par la Douma, la chambre basse du parlement russe.

    Les nationalistes, qui renforcent dernièrement leurs positions au Parlement européen, ont positivement réagi à la perspective de se rendre en Crimée. "Plus les observateurs sont nombreux, plus il y a de garanties de déroulement correct du référendum", a déclaré Marine Le Pen lors d'une conférence de presse à Strasbourg. La présidente du FN a déclaré que les menaces de sanctions européennes contre la Russie étaient inadmissibles. Selon elle, les déclarations sur l'illégitimité du référendum sont infondées car "l'histoire de la Crimée est étroitement liée à la Russie", alors que "l'UE a arraché le Kosovo à la Serbie".

    Les membres du FN n'ont pas encore pris de décision finale concernant ce voyage en Crimée. Les représentants du parti belge Vlaams Belang (Intérêt flamand) réfléchissent également à la proposition de Moscou - ce parti coopère activement avec le FN et prône l'indépendance des régions belges parlant le flamand.

    L'ambassadeur russe Alexeï Kornov a également envoyé une invitation personnelle à Lorenzo Fontana, député européen membre de la Ligue du Nord italienne.

    Le député européen Andreas Mölzer, du Parti de la liberté autrichien, n'a pas accepté l'invitation russe prétextant des "difficultés de délais". Dans une interview, il a déclaré qu'il ne pouvait pas "permettre à Moscou de payer son voyage en Crimée" car il aspire à une objectivité absolue. Mais Mölzer a approuvé la proposition de suivre le déroulement du vote en Crimée. "Nous ne représentons pas l'UE mais une famille de partis patriotes, de droite. Nous faisons partie des rares qui essayent de comprendre la Russie", a-t-il été cité par le Spiegel.

    Les médias étrangers soulignent pourquoi les partis européens nationalistes soutiennent la politique de Vladimir Poutine vis-à-vis de la Crimée : pour les eurosceptiques français et autrichiens c'est une opportunité de faire passer l'UE pour un "ramassis impuissant de bureaucrates". Et les alliances séparatistes en Italie et en Belgique voient la Crimée comme un exemple positif pour les minorités et les régions dans leurs pays respectifs.

    Dossier:
    Référendum en Crimée (2014) (416)

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