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    La méthode Poutine trouve des soutiens en Occident

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    Sur fond d'événements en Ukraine, certains hommes politiques européens de premier plan ont salué les qualités de leader de Vladimir Poutine et sa capacité à défendre les intérêts nationaux, écrit le mardi 8 avril le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Sur fond d'événements en Ukraine, certains hommes politiques européens de premier plan ont salué les qualités de leader de Vladimir Poutine et sa capacité à défendre les intérêts nationaux, écrit le mardi 8 avril le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Il ne s'agit pas seulement de personnalités antiaméricaines ou ultranationalistes, mais également de simples partisans d'une administration ferme et du renforcement des liens commerciaux et économiques avec la Russie. L'opposition reconnaît l'intégration de la Crimée à la Russie comme légitime et historiquement juste, et voit dans la politique du Kremlin un contrepoids au mainstream occidental.

    Poutine est surtout populaire en Allemagne, même auprès du grand public. Selon un sondage de YouGov, 36% des Allemands s'opposent aux sanctions économiques contre la Russie, tandis qu'ils sont 23% au Royaume-Uni et 15% au Danemark, en Suède et en Norvège. Un autre sondage a montré que 49% des Allemands souhaitaient que la politique étrangère de leur pays reflète un équilibre entre l'Occident et la Russie, et seulement 46% sont en faveur d'une alliance avec l'Occident sans la Russie. Enfin, selon un troisième sondage, la moitié de la population allemande appelle l'Union européenne à reconnaître la Crimée en tant que territoire russe et à clore cette question. Il ne faut pas non plus oublier que l'Allemagne est le principal partenaire de la Russie au sein de l'UE. Fin mars, en dépit de la rhétorique hostile de Berlin, le directeur général de Siemens Joe Kaeser s'était rendu en visite à Moscou.

    Dans une interview accordée à la revue Zeit, l'ex-chancelier Helmut Schmidt a reconnu que les démarches de Poutine étaient parfaitement logiques et a demandé aux Allemands de réfléchir aux faits historiques avant de condamner le Kremlin. Son prédécesseur Gerhard Schröder, qui a célébré hier son 70ème anniversaire, a pointé les tentatives de l'Occident d'encercler la Russie et les violations du droit international lors des bombardements de la Serbie par les pays de l'Otan. Parmi les amis de Poutine figure également l'ex-premier ministre italien Silvio Berlusconi, qui estime que l'isolement de la Russie entre en dissonance avec l'histoire.

    En France, Vladimir Poutine a été soutenu par le président d'honneur du Front national Jean-Marie Le Pen. Il a affirmé : "Poutine a fait un sans-faute, alors que ses adversaires – les Américains, l'Union européenne – se sont trompés sur toute la ligne". La présidente du FN Marine Le Pen a qualifié les résultats du référendum en Crimée de prévisibles et a expliqué que les Criméens vivaient dans la peur et sont revenus aujourd'hui dans leur pays d'origine, dont ils avaient été séparés pendant 60 ans.

    L'ex-premier ministre François Fillon a également appelé la France à reconnaître les revendications russes sur la Crimée comme historiquement légitimes et a déclaré que "moins les USA s'ingéreraient dans cette affaire, mieux c'était".

    Le chef du parti pour l'indépendance du Royaume-Uni Nigel Farage a qualifié Poutine d'homme politique brillant. "Je ne l'apprécie pas, je ne lui ferais pas confiance et je ne voudrais pas vivre dans son pays. Mais en comparaison avec les enfants qui gèrent la politique étrangère au Royaume-Uni, je suis tenté de le respecter plus que notre majorité".

    Marian Kotleba du Parti populaire Notre Slovaquie soutient également la politique de Moscou. De son côté, Marton Gyöngyösi du parti Jobbik (Pour une Hongrie meilleure) a déclaré: "Nous préférons une Russie montante qui protège de manière très originale ses propres intérêts et qui crée une sorte de contrepoids à l'Occident". Jobbik qualifie le référendum de Crimée d'exemplaire. Le parti patriotique bulgare Ataka insiste sur la reconnaissance du référendum criméen, et son leader Volen Siderov appelle son pays à opposer son veto aux sanctions économiques de l'UE contre la Russie.

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