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    L'Otan veut se renforcer en Europe de l'Est

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    Renforcement de la présence de l'Otan en Europe (296)
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    Les généraux de l'Otan et des USA ont exposé hier leur vision de la crise ukrainienne, du rôle qui y est joué par la Russie et des perspectives des relations avec Moscou dans plusieurs médias occidentaux, écrit mardi 13 mai le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Les généraux de l'Otan et des USA ont exposé hier leur vision de la crise ukrainienne, du rôle qui y est joué par la Russie et des perspectives des relations avec Moscou dans plusieurs médias occidentaux, écrit mardi 13 mai le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Le chef du Pentagone Chuck Hagel a déclaré que la Russie et les Etats-Unis n'étaient pas en état de guerre mais qu'ils étaient rivaux dans le dossier Ukraine. Washington pousse ses partenaires de l'Otan à augmenter leur budget de défense.

    L'Otan n'exclut pas d'élargir sa présence en Europe de l'Est. "Si besoin, nous sommes prêts à prendre des mesures supplémentaires:  des exercices renforcés, des plans de défense révisés et un déploiement approprié", a déclaré hier Philip Breedlove, commandant des forces de l'Otan en Europe, dans une interview accordée au quotidien allemand Bild.

    D'après lui, "à cause des opérations militaires illégales de la Russie, nous ne pouvons plus considérer la sécurité en Europe comme allant de soi". Breedlove a une nouvelle fois exigé que Moscou retire ses troupes des régions frontalières avec l'Ukraine. Plus tôt le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen avait affirmé que la Russie n'avait pas retiré ses unités des frontières ouest, ce à quoi le ministère russe des Affaires étrangères (MAE) avait réagi en suggérant aux "aveugles" de lire le communiqué du président russe Vladimir Poutine.
    Mercredi dernier le président avait en effet affirmé que l'armée russe se trouvait "sur les lieux de ses exercices réguliers, les polygones", ce qui est facilement vérifiable avec les moyens de renseignement modernes.

    Le ministère russe de la Défense a également appelé l'Otan et le Pentagone à renoncer au "déroutement cynique" de la communauté internationale sur la situation réelle à la frontière ukrainienne. Cependant, le secrétaire à la Défense américain Chuck Hagel a une nouvelle fois annoncé le 11 mai que les forces russes n'avaient pas été éloignées de la frontière. "Elles ne sont pas parties, pour autant que nous puissions en juger", a-t-il déclaré dans une interview accordée à la chaîne américaine NBC.

    Quelques jours auparavant, Hagel avait mis en garde les pays européens de l'Otan qu'au vu des éventuelles opérations militaires de la Russie en Ukraine, ils devaient augmenter leur budget de défense. La tournée européenne de la sous-secrétaire d'Etat Victoria Nuland, qui a commencé dimanche dernier, est justement consacrée au lobbying pour l'augmentation du budget militaire des pays de l'Otan. Sa première destination était Bruxelles, où elle a rencontré les représentants de l'Alliance pour évoquer la préparation du sommet de l'organisation et la perspective d'augmenter les dépenses militaires de ses membres.

    A Luxembourg, Nuland s'est entretenue avec des représentants du gouvernement, entre autres, concernant l'ordre du jour du Conseil de sécurité des Nations unies dont le Luxembourg est actuellement membre. La sous-secrétaire d'Etat se rendra aujourd'hui à Tallinn pour évoquer les perspectives de coopération américano-estonienne et des problèmes de sécurité régionale dans le contexte de la crise ukrainienne. Mercredi, elle participera à Bratislava à la conférence annuelle sur la sécurité, GLOBSEC, organisée par le gouvernement slovaque. Après quoi, elle se rendra à Londres pour discuter de la préparation du sommet de l'Otan, qui se déroulera au pays de Galles en septembre.

    A la veille de son départ en Europe, Nuland avait déclaré que la Maison blanche distinguait "quatre piliers" de la politique américaine dans le règlement de la crise en Ukraine. L'un d'eux: "Nous redoublons d'efforts pour convaincre nos alliés de l'Otan et accordons une aide à d'autres pays périphériques, tels que la Moldavie et la Géorgie".

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