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La Russie et l'Algérie vont monter des coentreprises

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Pour la première fois depuis la réélection d' Abdelaziz Bouteflika à la tête de l'Algérie en avril, un représentant étranger est en visite officielle dans le pays : Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération de Russie (chambre haute du parlement), qui a rencontré les dirigeants et les russophones d'Algérie, écrit jeudi 15 mai le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Pour la première fois depuis la réélection d' Abdelaziz Bouteflika à la tête de l'Algérie en avril, un représentant étranger est en visite officielle dans le pays : Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération de Russie (chambre haute du parlement), qui a rencontré les dirigeants et les russophones d'Algérie, écrit jeudi 15 mai le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

"Je garde une très bonne impression de ces entretiens. Nous n'avons pas entendu un discours conventionnel mais un intérêt sincère pour l'approfondissement et l'élargissement de notre partenariat, ainsi qu'un vraie volonté de renforcer nos relations fiduciaires", a déclaré la présidente du Conseil de la Fédération à l'issue de ses entretiens avec le président, le premier ministre et les présidents des chambres haute et basse du parlement algérien.

Valentina Matvienko a partagé avec les dirigeants du pays l'intérêt de la Russie pour l'exploitation d'hydrocarbures sur le sol algérien, les appels d'offres pour la construction de nouveaux sites énergétiques et l'exploitation d'or et d'autres ressources. La Russie a également suggéré de développer la télévision numérique en Algérie, d'instaurer le système de navigation GLONASS (le concurrent russe du GPS) et d'autres savoir-faire russes. Un accent particulier a été mis sur la coopération militaro-technique, domaine dans lequel Alger et Moscou comptent créer des coentreprises. "Il s'agit d'un nouveau format d'approvisionnement mais aussi de coopération industrielle pour la fabrication de produits militaro-techniques", a-t-elle expliqué. L'Algérie est un partenaire idéal pour la Russie car la situation politique et financière y est stable, le pays n'a pas de dette extérieure et possède d'importantes réserves de change.

Après la partie officielle du programme, la présidente du Conseil de la Fédération était attendue par les russophones de ce pays, soit 12 000 personnes. La plupart d'entre eux ont étudié dans les universités russes ou soviétiques et ont réussi à occuper des postes importants en Algérie grâce à cette expérience. Près de mille russophones sont également nés en Russie ou en URSS, principalement des ressortissantes russes ayant épousé des Algériens qui étudiaient en Russie.

L'une d'elles est Olga Kaïdanovskaïa, enseignante à l'école de l'ambassade de Russie. Elle a rencontré son futur mari dans les années 1980 pendant ses études à l'université, puis elle l'a suivi en Algérie. "Les Algériens sont des gens sincères et compatissants", affirme-t-elle. Olga préside l'Association des femmes russes en Algérie et contribue, avec ses compatriotes, à la promotion de la culture russe dans le pays.

"Les Algériens ont fait venir de Russie les plus belles femmes", a lancé dans un sourire Valentina Matvienko.

"Cela leur a permis d'avoir les plus beaux enfants", lui a répondu Olga Kaïdanovskaïa.

La vie des Russes en Algérie n'est toutefois pas exempte de problèmes, explique Olga Kaïdanovskaïa. En particulier, les opportunités d'emploi pour les Russes sont relativement limitées. Ils ne peuvent être embauchés qu'en obtenant un certificat de validation des acquis de l'expérience. Et les proches des compatriotes russes rencontrent certains problèmes pour séjourner en Russie – ils ne peuvent pas obtenir de visas à long terme.

Les sénateurs ont promis de se pencher sur ce problème.

"Plus il sera facile pour les étrangers de venir en Russie, plus ils sauront de vérités sur notre pays. Et moindre sera l'impact de la propagande antirusse", a déclaré Mikhaïl Marguelov, chef de la commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération.

Pour sa part, Valentina Matvienko a promis de faire en sorte que davantage d'Algériens puissent étudier en Russie grâce aux subventions de l'Etat.

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