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Séoul et Pékin s'inquiètent après la décision du gouvernement japonais d'approuver une nouvelle interprétation de la Constitution du pays, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Séoul et Pékin s'inquiètent après la décision du gouvernement japonais d'approuver une nouvelle interprétation de la Constitution du pays, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Celle-ci autorise désormais Tokyo à appliquer son "droit à l'auto-défense collective", notamment pour protéger ses alliés victimes d'une attaque. La Corée du Sud s'inquiète du fait que sous prétexte d'un conflit avec la Corée du Nord, le Japon puisse envoyer ses troupes sur la péninsule coréenne. Et le renforcement flagrant des ambitions militaires de Tokyo dans la région, qui s'inscrit dans la politique américaine pour ralentir la Chine, est loin de plaire à Pékin.

Bien que Séoul et Tokyo soient des alliés proches de Washington, leurs relations sont loin d'être parfaites. En particulier, la Corée du Sud soupçonne le Japon de renforcer progressivement sa politique expansionniste, dans laquelle la force militaire commence à jouer un rôle central.
Par conséquent la décision du gouvernement japonais a été perçue avec prudence au niveau officiel, tandis que la presse et les experts parlent ouvertement d'un risque de "renaissance du militarisme japonais".

Dans les journaux sud-coréens on peut lire que "le Japon a repris le droit à la guerre", ou encore que "la Constitution pacifique cesse de l'être". "La situation a beaucoup changé. L'extension des capacités du Japon pour employer son armée accroît la possibilité d'une ingérence armée du pays dans la situation sur la péninsule de Corée", a déclaré Hong Hyun-ik de l'Institut Sejong.

Parmi tous les scénarios éventuels, si le Japon prenait la défense d'un "allié proche", la Corée du Sud serait surtout préoccupée par la probabilité d'un conflit armé entre la Corée du Nord et les États-Unis, dans lequel s'ingérerait Tokyo. Dans ce cas, selon Séoul, le Japon pourrait théoriquement envoyer ses troupes sur la péninsule coréenne dans le cadre d'une guerre contre le Nord, voire en Corée du Sud. C'est pourquoi les Sud-coréens ont clairement laissé entendre que "les forces japonaises pourraient se retrouver en Corée du Sud uniquement à leur demande directe, et non sous prétexte d'une nouvelle interprétation de la Constitution japonaise".

Séoul indique également que le Japon pourrait adopter une approche foncièrement différente du litige territorial avec la Corée du Sud concernant l'archipel Dokdo (Takeshima), les rochers Liancourt, dans la mer du Japon.

La Corée du Sud souligne que les actions du gouvernement japonais donnent une nouvelle impulsion au renforcement de l'armée japonaise, très souhaitée par Washington. Les USA ont leur propre logique et stratégie: ils ont besoin d'un Japon plus puissant et potentiellement belligérant pour ralentir la montée de l'influence et de la force de la Chine.

Pour des raisons logiques, la Chine est solidaire de la Corée du Sud dans son appréciation des actions du Japon. Un communiqué du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères souligne que le Japon ne doit pas violer les droits souverains et les intérêts de la Chine en matière de sécurité. "Pour des raisons historiques, la politique actuelle du Japon en termes de sécurité et de défense préoccupe ses voisins asiatiques et la communauté internationale. Nous nous opposons également à la promotion de la thèse japonaise sur la "menace chinoise" à des fins politiques. Nous appelons le Japon à respecter la préoccupation légitime de ses voisins en Asie", souligne le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei.


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