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Poutine propose de protéger les chefs d'État contre les écoutes

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Le président russe Vladimir Poutine commence aujourd'hui sa tournée d'une semaine en Amérique Latine, écrit vendredi 11 juillet le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Le président russe Vladimir Poutine commence aujourd'hui sa tournée d'une semaine en Amérique Latine, écrit vendredi 11 juillet le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

La veille, le chef de l'État a accordé une interview à ITAR-TASS et à l'agence latino-américaine Prensa Latina dans laquelle il a décrit les objectifs de son voyage et commenté certains sujets d'actualité.

La visite de Vladimir Poutine sur le continent américain commencera par Cuba. L'un des objectifs annoncés est d'augmenter le nombre de touristes russes à Cuba et de compagnies proposant des vols directs entre la Russie et l'île.

L'ordre du jour sera également bien occupé par l'expansion des liens économiques dans le cadre du programme intergouvernemental de coopération commerciale, économique, scientifique et technique pour 2012-2020. Le président russe a annoncé que l'élaboration d'importants projets était en cours dans le secteur industriel, des hautes technologies, de l'énergie, de l'aviation civile, de l'exploitation pacifique de l'espace, de la médecine et de la biopharmacie. L'accroissement des échanges humanitaires fait aussi partie des priorités de la coopération, selon lui.

Ensuite, Vladimir Poutine se rendra en Argentine pour sa première visite officielle dans le pays. Le dirigeant russe y voit un partenaire clé en Amérique Latine puisque son approche des questions fondamentales est toujours proche ou semblable à celle de la Russie. "Tous les deux nous avons conscience du besoin de former un nouveau monde multipolaire, plus juste, s'appuyant sur le droit international et le rôle central et coordonnateur de l'Onu", a souligné Vladimir Poutine. Il a promis de mettre l'accent sur l'activation du partenariat technologique et d'investissement, notamment dans le secteur énergétique, le nucléaire pacifique et la construction mécanique. Une coopération à terme en Antarctique est également envisageable.

La visite au Brésil sera également un point crucial du programme de Poutine. Pour l'instant, en dépit de résultats plutôt corrects, le potentiel de la coopération commerciale et économique avec le Brésil n'est pas réalisé à 100%. Selon le président, pour y remédier il est nécessaire de diversifier les liens commerciaux: accroître les fournitures de produits high-tech, de construction mécanique, ainsi que développer la coopération dans le secteur aéronautique, énergétique et agricole. Le président a noté que les compagnies russes témoignaient leur intérêt pour le marché brésilien. A titre d'exemple, il a cité le lancement de plusieurs projets d'investissement réussis avec la participation d'entreprises russes et brésiliennes dans le domaine énergétique, mécanique et pharmaceutique.

Vladimir Poutine s'est arrêté sur le problème actuel d'espionnage cybernétique. Le chef de l'État qualifie ces activités "d'hypocrisie envers les partenaires", ainsi que "d'atteinte à la souveraineté nationale et de violation des droits de l'homme". Le président a déclaré que la Russie était prête, avec d'autres pays, à "élaborer un système international de sécurité informatique".

D'après Vladimir Poutine, "il est crucial aujourd'hui d'unir les efforts de toute la communauté internationale pour assurer une sécurité équitable et indivisible, régler tous les litiges en se référant au droit international et avec le rôle coordonnateur central de l'Onu". "Le monde du XXIe siècle est global et interdépendant. C'est pourquoi aucun État ou groupe d'États n'est capable de régler à lui seul les principaux problèmes internationaux", a déclaré le président. Il a ajouté que de la même manière, toute tentative de construire des "oasis de stabilité et de sécurité" indépendants était vouée à l'échec.

Le président russe est persuadé que les nombreux défis et risques d'aujourd'hui demandent "l'abandon des tentatives d'imposer à d'autres nations des modèles de développement qui leur sont étrangers".

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