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Crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine (331)
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Les représentants de la NSA ont tenu à Washington une conférence de presse à huis clos sur le crash du vol malaisien MH17 en Ukraine, écrit mercredi le quotidien Kommersant.

Les représentants de la NSA ont tenu à Washington une conférence de presse à huis clos sur le crash du vol malaisien MH17 en Ukraine, écrit mercredi le quotidien Kommersant.

Selon les renseignements américains, l'avion aurait été abattu depuis le territoire des forces d'autodéfense, très probablement par erreur. Les renseignements américains n'ont pas réussi à prouver l'implication des forces russes dans le crash de l'appareil. Les Etats-Unis ont qualifié "d'inconsistantes" les informations présentées par le ministère russe de la Défense sur la catastrophe, sans pour autant fournir leurs propres preuves documentées.

La NSA a, pour la première fois, dévoilé aux journalistes sa version du crash du Boeing 777 malaisien. La conférence de presse s'est tenue à huis clos: les journalistes avaient le droit d'utiliser les informations obtenues mais l'interdiction de se référer à des personnes concrètes dans leur article.

D'après les communiqués des agences de presse américaines et européennes dont les représentants étaient présents à cette conférence de presse, les Etats-Unis sont persuadés que l'avion a été abattu par un missile sol-air du système Bouk (SA-11) lancé depuis le territoire contrôlé par les forces d'autodéfense. Les USA ignorent qui exactement a abattu l'appareil, mais sont enclins à penser que les indépendantistes auraient pu le faire "par erreur". Selon les USA, les forces d'autodéfense avaient abattu plus tôt 12 avions de l'armée ukrainienne.

Les représentants de la NSA ont reconnu ne pas disposer de preuves de l'implication de la Russie dans le crash de l'avion: d'après eux, les Etats-Unis n'ont pas d'informations sur la présence de Russes sur les lieux du lancement ni sur le fait que les opérateurs de la DCA aient été formés en Russie. "Nous ne connaissons pas le nom de celui qui a appuyé sur le bouton, nous ignorons son grade et nous ne sommes même pas sûrs à 100% de sa nationalité", aurait ainsi révélé un représentant de la NSA, cité par l'agence Associated Press.

Dans le même temps, les représentants de la NSA ont déclaré que la Russie avait "créé les conditions" ayant conduit à la catastrophe aérienne en Ukraine. Ils ont accusé la Russie de fournir des armes aux forces d'autodéfense, y compris des armes antiaériennes et des chars. Toutefois, selon l'un des orateurs, avant le crash du Boeing les Etats-Unis ignoraient que les forces d'autodéfense disposaient de systèmes Bouk.

La NSA a qualifié "d'inconsistantes" les données des militaires russes sur les événements du 17 juillet. Le ministère russe de la Défense avait présenté lundi ses arguments pour expliquer que le Boeing malaisien aurait pu être abattu par l'armée ukrainienne. A titre de preuve, le ministère avait publié les photos satellite de l'endroit où se situe la DCA ukrainienne, prises du 14 au 18 juillet.

Par ailleurs, les représentants de la NSA ont refusé de fournir aux journalistes des preuves documentées pour appuyer leurs conclusions. Selon eux, les conclusions de la NSA se basent sur les photos satellites, les conversations interceptées et les réseaux sociaux.

Dossier:
Crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine (331)

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