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    Séoul n'adhère pas aux sanctions occidentales contre Moscou

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    Les Etats-Unis exercent une pression considérable sur leurs partenaires et alliés pour qu'ils adhèrent au "front de sanctions antirusses" en cours de formation, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Les Etats-Unis exercent une pression considérable sur leurs partenaires et alliés pour qu'ils adhèrent au "front de sanctions antirusses" en cours de formation, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Ils mènent désormais bataille pour rallier les pays d'Asie. Toutefois, tous les pays sont loin de vouloir suivre aveuglement les directives de Washington. Séoul a fait comprendre au représentant du département d'Etat américain, lors de sa visite en Corée du Sud, qu'il appréciait aussi bien ses liens avec son allié militaro-politique que la coopération dynamique et multisectorielle avec Moscou, et que le pays n'était pas prêt de partir à l'avant-garde des opposants les plus virulents à la Russie.

    La position générale de Séoul est plus ou moins claire à ce sujet. La Corée du Sud étant un allié militaro-politique majeur des USA, elle ne peut pas ignorer complètement la pression de Washington. Elle n'a pourtant pas l'intention de défiler au premier rang des critiques les plus effrénés de Moscou et n'a pas l'intention de sacrifier le bénéfice économique qu'elle tire de sa coopération avec la Russie.

    "Le gouvernement établira sa politique de manière à ce que nos compagnies soient bien informées des sanctions américaines et les prennent en compte dans leurs activités, mais sans pour autant subir des préjudices inutiles", a déclaré le porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

    Les experts du pays sont plus directs. La plupart des spécialistes sud-coréens reconnaissent que Séoul s'est retrouvé dans une situation difficile, en étau entre deux grandes puissances en conflit. "Des bases américaines sont déployées sur notre territoire, nous sommes des alliés de Washington, mais notre président a aussi fixé comme priorité l'"Initiative de l'Eurasie", qui serait impossible sans la Russie. Sans oublier le facteur nord-coréen, où le rôle de Moscou est majeur. Aucune entreprise sud-coréenne en coopération active avec la Russie ne souhaite être impliquée dans ces querelles politiques. Tous les aspects doivent donc être pris en compte, mais quoi qu'il en soit il est inutile pour nous de manifester une aspiration particulière dans le sens antirusse. De nombreux alliés américains de l'UE disent une chose, mais dans les faits ils ne s'empressent pas d'annuler leurs transactions et contrats avec la Russie", déclare un chercheur sud-coréen qui a préféré garder l'anonymat.

    Washington semble également comprendre que la Corée du Sud a ses propres "relations particulières" avec Moscou, et qu'il sera difficile d'exiger d'elle quelque chose de particulier hormis de "suivre le sillage général de la politique américaine".

    Toutefois, autant qu'on puisse en juger, les Etats-Unis ont déjà commencé à prendre du retard. Les représentants de grandes compagnies sud-coréennes ont récemment visité la zone de libre-échange de Rajin-Sonbong en Corée du Nord pour étudier les possibilités d'investissement des entreprises sud-coréennes dans la part russe de ce projet, mis en œuvre conjointement par la Russie et la Corée du Nord dans la région. La communication ferroviaire entre le port de Rajin (Corée du Nord) et la gare de Khassan (Russie) a déjà été modernisée. Les Russes ont construit une voie ferroviaire jusqu'au terminal N3 du port, loué à la Corée du Nord pour un demi-siècle.

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