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    Haut-Karabakh: un symptôme inquiétant

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    Conflit du Haut-Karabakh (167)
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    Si cette rencontre a bien lieu, les dirigeants évoqueront la situation dans la zone de conflit du Haut-Karabakh, où des fusillades ont éclaté il y a plusieurs jours, faisant plus de dix victimes, écrit lundi le quotidien Novye Izvestia.

    Si cette rencontre a bien lieu, les dirigeants évoqueront la situation dans la zone de conflit du Haut-Karabakh, où des fusillades ont éclaté il y a plusieurs jours, faisant plus de dix victimes, écrit lundi le quotidien Novye Izvestia.

    Les fusillades ont commencé dans la zone de contact entre les troupes arméniennes et azerbaïdjanaises le 27 juillet. L'altercation a atteint son point culminant vendredi dernier - mais on ignore ce qui s'est exactement produit ce jour-là. Les comptes-rendus des partis se rejoignent sur un seul point: les combats ont commencé dans le district d'Agdam, partiellement contrôlé par les autorités azerbaïdjanaises et partiellement par les autorités de la république de Haut-Karabakh non reconnue. Des fusillades y avaient déjà éclaté auparavant mais cette fois la confrontation fut bien plus sérieuse. Selon le ministère azerbaïdjanais de la Défense, un groupe de militaires arméniens a tenté de passer la ligne de front. Pour leur part, les Arméniens affirment que l'attaque venait du camp azerbaïdjanais, qui aurait fait usage de lance-roquettes multiples (ce que l'Azerbaïdjan nie).

    L'Azerbaïdjan reconnaît la mort de quatre soldats. Alors que les Arméniens parlent de 14 Azerbaïdjanais tués. A son tour, le ministère azerbaïdjanais de la Défense affirme que "l'ennemi a perdu au moins 20 hommes et compte des dizaines de blessés". D'après le service de presse de l'Armée de défense du Haut-Karabakh, le cessez-le-feu aurait été enfreint "plus de 1 500 fois" en cinq jours.

    "Si cela s'était produit il y a dix-huit mois, on aurait pu affirmer que l'aggravation de la situation n'entraînerait pas d'effusion de sang plus importante. Mais aujourd'hui, compte tenu de la situation en Ukraine, on ne peut malheureusement plus affirmer la même chose", a déclaré Alexeï Malachenko, membre du conseil scientifique du Centre Carnegie de Moscou.

    L'expert souligne que la Russie ne souhaite pas le dégel du conflit arméno-azerbaïdjanais à cause de la situation dans le sud-est ukrainien car il lui faudrait, d'une manière ou d'une autre, défendre l'Arménie, membre imminent de l'Union eurasiatique. "Sans vouloir paraître conspirationniste, la situation actuelle pourrait être un coup de l'Occident", a déclaré l'expert. Par ailleurs, pratiquement tous les experts s'entendent pour dire que ni Sargsian ni Aliev ne se jetteront la tête baissée dans un conflit armé à l'issue imprévisible.
    Le premier ministre arménien Ovik Abramian a annoncé que le président du pays Serge Sargsian pourrait rencontrer son homologue azerbaïdjanais Ilkham Aliev probablement les 8 et 9 août à Sotchi en Russie.

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