Ecoutez Radio Sputnik
    Lu dans la presse

    L'embargo de Moscou pourrait stimuler les producteurs nationaux

    Lu dans la presse
    URL courte
    Riposte russe aux sanctions de l’Occident (186)
    0 0 0

    Le gouvernement russe a totalement interdit les importations de bœuf, de porc, de volaille, de poisson, de fromage, de lait et de fruits et légumes d'Australie, du Canada, de l'UE, des USA et de la Norvège pendant un an, écrit vendredi le quotidien Novye Izvestia.

    Le gouvernement russe a totalement interdit les importations de bœuf, de porc, de volaille, de poisson, de fromage, de lait et de fruits et légumes d'Australie, du Canada, de l'UE, des USA et de la Norvège pendant un an, écrit vendredi le quotidien Novye Izvestia.

    Depuis le 1er août, l'Union européenne a restreint ses exportations d'équipements pour l'industrie pétrolière et interdit aux banques russes contrôlées par l'Etat de vendre des actions ou des obligations en Europe. Les Etats-Unis ont également adopté des sanctions et Moscou a finalement réagi.

    Selon le ministère de l'Agriculture, la Russie a importé des produits alimentaires pour 43,1 milliards de dollars en 2013, soit 6% de plus qu'en 2012. Les seuls fruits et légumes d'Europe représentent plus d'un milliard d'euros par an sur le marché russe. Près de la moitié du fromage consommé en Russie (794 000 tonnes par an) est importée. Le pays importe également de l'UE près de 15% de lait, 37% de viande, 25-30% de fruits et légumes, 39% de produits finis à base de viande et de poisson, ainsi que 31% d'huile.

    Des négociations sur l'achat de produits alimentaires en Biélorussie, en Chine et en Amérique Latine sont en cours pour éviter une pénurie de marchandises après la mise en application de cette interdiction. Selon les experts interrogés, on pourrait s'attendre à une certaine augmentation des prix alimentaires et une réduction de l'éventail des produits proposés. En particulier, l'interdiction d'importer du porc européen a déjà provoqué une hausse du prix de la viande en Russie de 17% et de 10% pour la volaille.

    "Cette année, les prix des produits alimentaires augmentent plus rapidement que l'an dernier. Au premier semestre ils ont connu une hausse de 7%. L'interdiction des fournitures de l'UE et des USA fera encore grimper les tarifs. La part de la viande, du fromage et du poisson importés est élevée dans les magasins russes", détaille Vadim Novikov de l'Académie russe de l'économie nationale.

    D'autres spécialistes ne voient aucun risque critique dans cet embargo et notent même qu'il pourrait stimuler les producteurs russes. "Dans l'ensemble, pratiquement tous les produits interdits peuvent être fabriqués en Russie ou être importés d'Asie et d'autres pays dont la Chine, la Nouvelle-Zélande, la Turquie et l'Egypte. Sans oublier les produits laitiers biélorusses. L'agitation sociale dépendra directement de la façon dont la population sera informée", a déclaré Anna Linevskaïa du Centre boursier international.

    Dossier:
    Riposte russe aux sanctions de l’Occident (186)

    Lire aussi:

    Qui a perdu à cause de l’embargo alimentaire russe et combien?
    Trois ans d’embargo alimentaire: avantages, inconvénients et perspectives pour la Russie
    Embargo russe: l’Italie calcule ses pertes
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik