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    Débris spatiaux

    Roskosmos compte faire le ménage dans l'espace

    © Photo. NASA
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    L'agence fédérale spatiale russe Roskosmos a l'intention de créer un nouveau vaisseau destiné à nettoyer l'orbite géostationnaire des satellites hors-service et des lanceurs, écrit vendredi le quotidien Izvestia.

    L'agence fédérale spatiale russe Roskosmos a l'intention de créer un nouveau vaisseau destiné à nettoyer l'orbite géostationnaire des satellites hors-service et des lanceurs, écrit vendredi le quotidien Izvestia.

    Roskosmos suggère de commencer le développement d'un nettoyeur spatial en 2018 pour 10,8 milliards de roubles (environ 225 millions d'euros). La fin des travaux du Liquidateur est prévue pour 2025. Le projet du Programme fédéral spatial pour 2016-2025 détaille les caractéristiques du nettoyeur spatial: poids du vaisseau spatial – 4 tonnes; quantité de vaisseaux et de lanceurs éliminés au cours d'un cycle – 10 unités; durée d'un cycle – jusqu'à 6 mois; durée de la fonction active du vaisseau – 10 ans avec la possibilité de réaliser au moins 20 cycles de suppression.

    Toutes les puissances spatiales reconnaissent le problème des débris dans l'espace. La pollution de l'espace par les détritus de l'activité spatiale empêche la construction de nouveaux systèmes et constitue un danger pour les missions habitées. La Station spatiale internationale (ISS) manœuvre régulièrement pour éviter les débris dangereux d'anciens vaisseaux. En 2009, le satellite de communication du système américain Iridium a percuté un ancien satellite militaire russe. Environ 600 morceaux de débris se sont formés et représentent chacun un nouveau danger. Les essais chinois d'un missile antisatellite en 2007, qui a servi à abattre un satellite obsolète à 865 km d'altitude, a provoqué l'apparition de 2 800 nouveaux fragments de déchets spatiaux.

    73% des déchets spatiaux se trouvent en basse orbite – moins de 2 000 km. Mais Roskosmos a l'intention de commencer par l'orbite géostationnaire (GEO) située au-dessus de l'équateur à 36 000 km d'altitude. Le fait est que la GEO est commercialement la plus demandée: elle accueille les satellites de communication et de diffusion.

    D'après Alexandre Daniliouk, directeur général adjoint de l'Institut de recherche en constructions mécaniques, il existe deux solutions pour recycler les déchets recueillis par le nettoyeur: soit envoyer les appareils et leurs fragments vers une orbite plus élevée où ils ne gêneront personne, soit sortir les appareils de l'orbite et les noyer dans ce qu'on appelle le cimetière des vaisseaux spatiaux - une zone dans le Pacifique à proximité de l'île Christmas (Kiribati) où sont envoyés les vaisseaux sortis de leur orbite.

    Selon le directeur scientifique du pôle spatial du centre de recherche Skolkovo Dmitri Païsson, la création d'un nettoyeur spatial avec les caractéristiques demandées par Roskosmos est réalisable. "Ce n'est pas d'une difficulté extrême et je pense que cette tâche est parfaitement réalisable pour l'industrie spatiale russe pour 2025. D'ici cette date un tel vaisseau sera demandé et je considère donc que l'inclusion du projet Liquidateur au Programme fédéral spatial est fondée.

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