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    Poutine et Porochenko s'entendent sur un règlement pacifique du conflit

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    Règlement de la situation en Ukraine (2014) (2149)
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    Le président russe Vladimir Poutine estime qu’il est impossible de prédire combien de temps durera encore le conflit en Ukraine, écrit lundi 1er septembre le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Le président russe Vladimir Poutine estime qu’il est impossible de prédire combien de temps durera encore le conflit en Ukraine, écrit lundi 1er septembre le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    "Cela dépend en grande partie de la volonté politique du gouvernement ukrainien actuel", a-t-il déclaré sur la chaîne russe Pervy Kanal.

    "Les législatives sont pour bientôt et tous les participants à la campagne électorale en cours veulent se montrer sous le meilleur jour. Mais nous sommes tout de même optimistes", a expliqué le président russe.

    Les espoirs du président russe reposent sur les récentes négociations avec son homologue ukrainien Piotr Porochenko à Minsk. "L'entretien s'est bien passé, il m'a semblé sincère. D'après moi, monsieur Porochenko est un partenaire avec qui il est possible de dialoguer", a déclaré Vladimir Poutine.

    Les deux présidents ont convenu que la situation en Ukraine devait être réglée pacifiquement, par le biais de négociations, et que les erreurs similaires à la prise du pouvoir par la force ne se répéteront jamais. "Je pense que c'est une très bonne leçon pour nous tous, pour que cette tragédie se termine au plus vite, de manière pacifique, en négociant - c'est ce qui a été convenu. D'ailleurs on s'est entendu avec monsieur Porochenko pour que personne ne répète jamais les erreurs commises en Ukraine au cours de la prise du pouvoir par la force, car c'est la cause primaire de ce qui se passe aujourd'hui", a noté Poutine.

    Il faut désormais que tous les accords soient mis en œuvre. "Il est nécessaire d'entamer des négociations substantielles et constructives, non pas sur des questions techniques mais sur la structuration politique de la société et de l’Etat dans le sud-est de l'Ukraine, afin de garantir sans condition les intérêts légitimes des habitants", a déclaré le président. Comme l'a expliqué par la suite son porte-parole Dmitri Peskov, il ne s'agit pas d'accorder la souveraineté à Novorossia dans cette déclaration, mais de négociations inclusives au sein même de l'Ukraine.

    Quant aux affaires intérieures russes, le président a promis que le service antimonopole russe suivrait attentivement la hausse des prix sur les produits alimentaires dans le pays. Le chef de l'Etat a noté qu'il était au courant de l'augmentation des prix de certaines marchandises en Russie. D'après lui, il existe plusieurs raisons à cela, qui ne sont pas toujours associées aux sanctions adoptées par la Russie contre certains produits européens. Elles sont objectives. "Mais d’autres sont subjectives – les réseaux commerciaux et certains producteurs et revendeurs profitent de la situation en se réfèrent à certaines restrictions liées à notre décision d'interdire l'importation des produits agroalimentaires européens pour augmenter artificiellement les prix", a déclaré le président.

    Par ailleurs, le chef de l'Etat pense que la décision de la Russie de limiter l'importation des produits occidentaux ne fait pas la place aux fabricants russes car les produits manquants seront importés d'autres pays. "Malheureusement, nos producteurs ne peuvent pas aujourd'hui remplacer intégralement ce qui était importé d'Occident. C'est pourquoi nous travaillons actuellement avec d'autres producteurs étrangers, notamment les pays d'Amérique Latine: le Brésil, l'Argentine, le Chili. Mais aussi avec nos partenaires d'Asie – les producteurs de Chine et d'autres pays", a expliqué Vladimir Poutine.

    Dossier:
    Règlement de la situation en Ukraine (2014) (2149)

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