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    Les USA envisagent des attaques au sol en Irak

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    L'Etat islamique (EI) (1126)
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    Le commandement militaire américain est prêt à lancer une opération au sol en Irak si les raids aériens contre les terroristes de l'Etat islamique (EI) s'avéraient inefficaces, écrit jeudi le quotidien Kommersant.

    Le commandement militaire américain est prêt à lancer une opération au sol en Irak si les raids aériens contre les terroristes de l'Etat islamique (EI) s'avéraient inefficaces, écrit jeudi le quotidien Kommersant.

    La déclaration du chef du comité d'état-major des armées des USA Martin Dempsey sur l'éventualité d'envoyer des troupes américaines en Irak a donné le signal: le Pentagone admet la possibilité de revenir dans ce pays après l'opération qui a visé à renverser Saddam Hussein. La Maison blanche qualifie ce scénario de "purement hypothétique". Néanmoins, en dépit de l'aspiration de Barack Obama à éviter une nouvelle guerre, la création d'une nouvelle coalition globale contre les islamistes annoncée cette semaine à Paris pourrait demander une participation plus active des Etats-Unis.

    Aggravation de la situation en Irak>>>

    Le débat reprend de plus belle sur les limites d'une éventuelle intervention militaire des USA contre l'Etat islamique, organisation terroriste sévissant en Irak et en Syrie. Le général Martin Dempsey a jeté de l'huile sur le feu en intervenant lors du comité de la défense au Sénat. Malgré les nombreuses déclarations de la Maison blanche sur l'impossibilité d'une opération terrestre des USA en Irak, le général a appelé à "ne pas considérer cette position comme immuable". Il a même laissé entendre qu'en cas de besoin le Pentagone tenterait de persuader le président Obama de ne pas se limiter aux frappes aériennes contre les positions de l'EI.

    Les militaires américains n'avaient jusque-là pas prononcé de déclaraion aussi audacieuse sur la possibilité d'organiser une nouvelle opération au sol en Irak. Mi-août encore, quand 130 conseillers américains ont débarqué au nord de l'Irak, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel avait demandé de ne pas interpréter cette démarche comme une préparation pour des opérations contre les islamistes avec la participation des troupes terrestres. Le nombre de conseillers militaires américains et d'agents de sécurité qui protègent les missions diplomatiques des USA en Irak s'élève actuellement à environ 900 hommes.

    En commentant la déclaration du général Dempsey, le porte-parole de la Maison blanche Josh Earnest a assuré que le président n'avait "toujours pas l'intention de déployer des forces terrestres pour participer aux opérations en Irak ou en Syrie".

    Néanmoins, la réunion d'hier entre le président, le chef du commandement central des USA Lloyd Austin et d'autres représentants militaires en Floride confirme qu'Obama est contraint de consulter le commandement militaire de plus en plus activement. Selon Josh Earnest, la réunion portait sur le plan de neutralisation et d'élimination de l'EI.

    Une tentative de former une coalition internationale pour combattre cette organisation terroriste a été entreprise à la conférence de Paris, où étaient présents les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que des alliés occidentaux et régionaux des Etats-Unis. Cependant, aucun progrès significatif n'a été enregistré. "Certains pays ont fait des promesses mais aucune stratégie commune n'a été élaborée", a déclaré le général à la retraite Jay Garner, chef de la première administration provisoire en Irak après le renversement de Saddam Hussein.

    Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo a déclaré que Madrid n'avait pas encore l'intention de participer à la future opération militaire contre l'EI, illustrant une fois de plus que la formation d'une nouvelle coalition rencontre des difficultés.

    La réaction froide de nombreux Etats à l'ouverture d'un nouveau front anti-islamique pourrait pousser Obama vers une participation plus large des Etats-Unis dans la lutte contre l'EI. En proclamant l'élimination de ce groupe comme priorité numéro 1, Washington ne peut plus se permettre de perdre. Cependant, cette lutte pourrait demander bien plus d'efforts et de victimes, comme l'a rappelé le général Dempsey à la Maison blanche.

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