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    Les conservateurs britanniques déterminent le niveau de l'euroscepticisme

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    Réuni à Birmingham, le Parti conservateur britannique du premier ministre David Cameron doit élaborer une stratégie pour s'assurer la victoire aux législatives de 2015, écrit mardi le quotidien Kommersant.

    Réuni à Birmingham, le Parti conservateur britannique du premier ministre David Cameron doit élaborer une stratégie pour s'assurer la victoire aux législatives de 2015, écrit mardi le quotidien Kommersant.

    Le député conservateur Mark Reckless a donné le ton des débats en déclarant qu'il allait changer de famille politique pour le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP).

    Cette formation a critiqué le gouvernement pour son indétermination au sujet de la limitation de l'immigration et la révision des principes de relations avec l'UE. La promesse d'organiser un référendum sur la sortie de l'UE en cas d'échec des négociations avec Bruxelles est ainsi revenue au bon souvenir du premier ministre.

    Les conservateurs britanniques ont abordé avec bonne humeur leur conférence annuelle – la plus importante de tout ce cycle électoral de cinq ans. Le 19 septembre, ils ont fêté leur victoire lors du référendum écossais sur l'indépendance: la majorité des habitants de l’Écosse a entendu les arguments de Londres et a voté contre l'éclatement de la Grande-Bretagne. En fin de semaine dernière, le parlement britannique a soutenu l'initiative de David Cameron de se joindre aux frappes aériennes contre les positions de l’État islamique (EI).

    Les conservateurs considèrent la politique économique du gouvernement comme l'un de leurs principaux exploits. "L'économie britannique connaît une croissance deux fois supérieure à toute autre grande économique mondiale. Nous avons créé 2 millions d'emplois. Dans l'ensemble, notre plan fonctionne", a déclaré le ministre des Finances George Osborne, avant de nier un lien direct entre la reprise économique au Royaume-Uni et la baisse du niveau de vie de la population. Tel est le point de vue des travaillistes de l'opposition et de nombreux Britanniques. D'ailleurs, la conférence de Birmingham s'accompagne d'une manifestation de plusieurs centaines d’individus qui exigent l'abandon de la politique d'austérité.

    Le gouvernement est également critiqué pour son indétermination sur les questions de durcissement de la politique d'immigration. C'est d'ailleurs la raison qui a poussé le député conservateur

    Mark Reckless à annoncer samedi son passage au Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni. Il a suivi l'exemple d'un autre conservateur, Douglas Carswell, qui a rejoint l'UKIP un mois plus tôt.

    Le chef de ce parti, Nigel Farage, est persuadé que certains collaborateurs de Cameron sont déçus par sa politique et que d'autres "déserteurs" sont à prévoir prochainement.

    La décision de Reckless a été un choc pour les conservateurs. Le maire de Londres Boris Johnson a même qualifié de "cinglés" ceux qui songent à la possibilité de suivre le même chemin en expliquant que les actions de ce genre "affaiblissent le parti conservateur" et "augmentent ainsi les chances de formation d'un gouvernement travailliste en 2015".

    David Cameron a tenu un discours plus réservé. Il a qualifié la décision de Reckless "d'insensée" et de "contre-productive". Selon lui, seuls les conservateurs sont capables aujourd'hui d'organiser un référendum sur l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'UE. Le premier ministre est persuadé de pouvoir convaincre Bruxelles de l'utilité de la restriction d'accès aux immigrants d'autres pays de l'UE aux subventions et aux prestations sociales britanniques. Par ailleurs, se basant sur l'opinion publique du pays, Cameron a ajouté  que si les conservateurs remportaient les législatives en 2015 et que les négociations sur la politique d'immigration échouaient, en 2017 les Britanniques décideraient eux-mêmes s'ils souhaitent ou non rester dans l'Union européenne.

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