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    "La Crimée est russe", selon l'ancien chef des armées britannique

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    Général, baron, écrivain, guerrier de renom qui a participé à presque toutes les batailles de la Guerre froide, David a toujours eu son avis sur tout, pas toujours au goût des premiers ministres britanniques, écrit jeudi 2 octobre le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Général, baron, écrivain, guerrier de renom qui a participé à presque toutes les batailles de la Guerre froide, David Richards a toujours eu son avis sur tout, pas toujours au goût des premiers ministres britanniques, écrit jeudi 2 octobre le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Par exemple, ses réflexions sur les récents événements en Libye lui ont valu une remarque cinglante de la part du premier ministre David Cameron: "Votre affaire, c'est de faire la guerre. La mienne, de réfléchir".

    Mais le général, en retraite depuis l'année dernière après 42 ans de service irréprochable et immédiatement promu Lord, n'a pas perdu l'habitude de réfléchir et d'analyser la situation malgré les reproches. Et son livre Taking Command ("Prendre le commandement") à paraître la semaine prochaine n'est pas un habituel condensé de souvenirs de bravoure assaisonnés de révélations retentissantes. La position du général pourrait être résumée par cette phrase: "Si vous avez combattu dans autant de guerres que moi, alors la première chose que vous avez dû apprendre c'est de ne pas se lancer dans des conflits sans nécessité réelle". Général de guerre ou pacificateur ? On s'interroge déjà.

    Mais voici une révélation encore plus inattendue. Le parlement britannique vient de décider de bombarder l'Irak, les premiers raids n'ont pratiquement rien donné et certains avions sont rentrés à leur base à Chypre avec le plein de munitions. Et Richards a immédiatement tiré un premier bilan: les frappes aériennes, à elles seules, ne permettront pas de briser l’État islamique.

    Ce qui impressionne davantage, se sont les propos du général sur les réalités russes et notamment la Crimée: "La Crimée est russe, les Russes, les Britanniques et les Français se sont battus pour elle il y a 160 ans. L'idée que les Russes laisseraient cette région à l'Ukraine - ou à l'Ukraine hostile envers elle - est carrément aberrante. Sur le plan purement militaire, c'était en plus réalisé très intelligemment".

    Mais le général ne s'arrête pas là: "Au lieu de revenir vers une nouvelle guerre froide, je voudrais que la Russie revienne le plus vite possible dans la grande famille des nations. Parce que tous ces extrémistes qui n'ont pas leur propre État sont un plus grand danger pour nous".

    Le général s'interroge: "Quand nous revenons en arrière sur ce qui s'est passé à Kiev, sommes-nous convaincus que les manifestants des premiers jours étaient de véritables représentants de la majorité de l'Ukraine? Il s'y trouvait de nombreuses personnalités douteuses. Et le président démocratiquement élu, même si on l'appréciait pas, a été mis dehors...".

    Le livre du général coûtera vingt livres au lecteur (environ 25 euros). Mais les révélations du général n'ont pas de prix.

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