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EI: la lutte antiterroriste peu efficace pour l'instant

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Les frappes aériennes de l'armée US et des alliés contre les positions de l’ÉI ont un peu réduit les ardeurs offensives des jihadistes, mais on ne constate aucun tournant majeur dans la lutte antiterroriste menée aujourd'hui en Irak et en Syrie, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Les frappes aériennes de l'armée US et des alliés contre les positions de l’ÉI ont un peu réduit les ardeurs offensives des jihadistes, mais on ne constate aucun tournant majeur dans la lutte antiterroriste menée aujourd'hui en Irak et en Syrie, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Du côté des islamistes, les pertes humaines et matérielles sont mineures, et les médias du pays font état de victimes civiles dans certaines communes syriennes et irakiennes suite aux bombardements.

Pendant ce temps les chefs de guerre de l'EI, forts de leur expérience des opérations acquise en Afghanistan, en Irak, au Yémen, en Libye, en Syrie et d'autres points chauds de la planète, commencent à s'adapter aux frappes aériennes: ils limitent les déplacements de camions et de matériel lourd, réduisent le nombre de postes de contrôle, mettent à l'abri le personnel, l'armement et le matériel, utilisent la population locale comme bouclier humain, accrochent leurs drapeaux noirs sur tous les bâtiments ou encore restreignent l'utilisation des téléphones portables et de transmetteurs.

Il est donc devenu très problématique de les vaincre par des frappes aériennes. Les experts militaires américains le reconnaissent également, dont les prévisions les plus optimistes prédisent que l'opération aérienne contre l'EI pourrait prendre plusieurs années.

Barack Obama prévoit pour l'instant de poursuivre les bombardements en Irak et en Syrie, ainsi que d'augmenter l'aide militaire au profit de l'Armée syrienne libre (ASL) et de l'armée irakienne. Ces deux dernières seraient appelées à devenir la principale force d'attaque pour combattre l'EI au sol. Mais Washington ne tient manifestement pas compte de ses échecs antérieurs, après l'application d'une telle stratégie, quand des unités entières formées et armées par les Américains sont passées du côté de l'EI, et que les soldats des divisions mécanisées irakiennes, formés trop rapidement, abandonnaient le matériel et l'armement pour fuir en panique le champ de bataille.

La Maison blanche ne semble toujours pas comprendre ce qui se passe en réalité dans la région et n'arrive pas à apprécier la menace réelle du califat islamique pour la sécurité régionale et internationale. Cherchant à tout prix à renverser Bachar al-Assad, Washington a fermé sciemment les yeux sur l'apparition dans la région de nouveaux groupes radicaux sunnites – des filiales d'Al-Qaïda dont l'EI. Les stratèges de la Maison blanche, du Pentagone et de la CIA espéraient jusqu'au bout envoyer ce nouveau monstre terroriste sur Damas. Même la saisie de huit provinces dans le nord-ouest de l'Irak et de sites stratégiques par les jihadistes n'avait pas poussé les USA à activer la lutte.

Dans une récente interview, Obama a déclaré que ses services de renseignements avaient sous-estimé la menace émanant des islamistes radicaux. Cependant, sa tentative d'échapper à sa responsabilité personnelle pour l'inaction des USA a été maladroite, car plusieurs faits confirmant que la Maison blanche était informée de cette menace sont remontés à la surface. Le Washington Examiner confirme qu'Obama était parfaitement au courant de la situation concernant les islamistes de l'EI. Tout Américain ayant accès à internet pouvait le lire dans le rapport du général Michael Flynn, chef des renseignements militaires au Pentagone, publié en février 2014. C'est seulement après l'exécution de citoyens occidentaux, y compris américains, qu'Obama a été contraint de réagir aux événements.

Dossier:
L'Etat islamique (2014) (1131)

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