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    Quatre scénarios de crise gazière

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    Selon le pire des scénarios les Balkans, les Pays baltes et la Finlande seraient les plus touchés cet hiver et pourraient manquer d'au moins 40% de gaz - mais si tous les pays européens coopéraient pour pallier le problème, "tous les ménages de l'UE seront chauffés" selon les résultats du test de résistance pour le gaz en hiver de la Commission européenne, écrit vendredi le quotidien RBC Daily.

    Selon le pire des scénarios les Balkans, les Pays baltes et la Finlande seraient les plus touchés cet hiver et pourraient manquer d'au moins 40% de gaz - mais si tous les pays européens coopéraient pour pallier le problème, "tous les ménages de l'UE seront chauffés" selon les résultats du test de résistance pour le gaz en hiver de la Commission européenne, écrit vendredi le quotidien RBC Daily.

    La Commission européenne a préparé un rapport contenant une modélisation détaillée des éventuelles perturbations des approvisionnements en gaz des pays européen. La crise gazière a été simulée dans quatre principaux scénarios – la suspension du transit du gaz russe via l'Ukraine ou la cessation complète des fournitures russes en Europe pendant un ou six mois (septembre-février). Une attention particulière a été accordée au pire scénario – l'arrêt complet des livraisons de gaz russe jusqu'à la fin de l'hiver.

    Les scénarios étudiés "ne sont en aucun cas des pronostics et ont été choisis pour tester les systèmes gaziers européens dans des conditions critiques, y compris la cessation complète des importations de gaz russe", souligne la Commission européenne.

    La modélisation a été réalisée par le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport de gaz (ENTSOG). Elle a mis en évidence que dans divers sous-scénarios d'interruption des fournitures de gaz en automne-hiver, l'UE et les membres de la Communauté de l'énergie (Albanie, Bosnie, Serbie, Macédoine, Moldavie, Kosovo) manqueraient au total de 5-9 milliards de mètres cubes de gaz, même en faisant appel à toutes les ressources alternatives.

    L'ENTSOG a examiné deux scénarios de conduite des pays européens en cas de crise gazière – coopérative (les pays accepteraient de répartir équitablement le déficit des fournitures) et non coopérative (chacun pour soi). En l'absence d'une coopération entre les pays, la Bulgarie, la Roumanie, la Serbie, la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine seraient les plus touchées et manqueraient d'au moins 40% de gaz à la fin de l'hiver, même si seules les livraisons russes via l'Ukraine cessaient. Si la Russie fermait tous les gazoducs, une partie des pays des Balkans manquerait de 60 à 100% du gaz nécessaire, sachant que la Finlande et l'Estonie resteraient sans gaz.

    Ces perturbations des fournitures de gaz russe à grande échelle pourraient avoir un impact très négatif sur la situation dans la région. Même si l'interruption ne durait qu'un mois, les consommateurs industriels estoniens et lettons souffriraient d'une pénurie sensible. Sachant que l'Estonie serait la plus touchée car durant 4 ou 5 jours la république n'aurait même plus de gaz pour ses consommateurs protégés – les ménages et les PME.

    Si la "pause" perdurait, tous les Pays baltes manqueraient de gaz, et les consommateurs protégés seraient plus ou moins touchés.

    Quant à la Finlande, qui dépend entièrement des fournitures de gaz russe et est coupée des autres marchés gaziers de l'UE, la part relativement faible qu'occupe le gaz naturel dans la balance énergétique du pays, couplée aux mesures déjà entreprises par les autorités (réserves de gaz obligatoires et hydrocarbures alternatives, utilisation du gaz propane) réduira significativement l'impact d'éventuelles perturbations. Même si ces dernières duraient 6 à 7 mois, les consommateurs protégés seraient approvisionnés en gaz. De plus, au cours de cette période, les fournisseurs pourront acheter davantage d'hydrocarbures alternatifs sur le marché ouvert pour constituer des réserves jusqu'à la reprise des livraisons gazières.

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