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La Suède voit des espions russes partout

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La marine, l'aviation et les unités côtières suédoises sont à la recherche d'un sous-marin ennemi près de ses côtes, écrit lundi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

La marine, l'aviation et les unités côtières suédoises sont à la recherche d'un sous-marin ennemi près de ses côtes, écrit lundi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Bien que le ministère suédois de la Défense ne mentionne pas directement son pays d'appartenance, il est à supposer que l'armée est à la recherche d'un sous-marin russe.

Samedi soir, le site officiel du ministère suédois de la Défense a publié un communiqué disant qu'une opération de reconnaissance avec l'usage de gadgets optiques et de dispositifs dotés d'équipements sous-marin de haute précision était en cours près de l'archipel de Stockholm. Le porte-parole du ministère, Erik Lagersten, a précisé par la suite que les forces armées du royaume cherchaient à établir dans les eaux territoriales la présence d'une "activité sous-marine étrangère".

Le quotidien suédois Svenska Dagbladet est allé encore plus loin: en se référant à des "sources sûres", il a annoncé que la marine suédoise avait intercepté l'émission d'un signal par un engin sous-marin non identifié dans les eaux territoriales du pays. Ces signaux seraient envoyés à Kaliningrad sur une fréquence utilisée par la marine russe en cas de détresse. Puis, suit la conclusion suivante: un sous-marin russe est certainement en train de couler près de l'archipel de Stockholm.

La réaction du ministère russe de la Défense ne s'est pas fait attendre. Il a annoncé hier dans un communiqué officiel: "Les sous-marins russes, de même que les navires, remplissent des missions dans les eaux internationales conformément au plan. Les sous-marins russes n'ont connu aucun incident et encore moins une situation de détresse".

Alors quel est ce fantôme apparu près des côtes suédoises et sur lequel Stockholm s'efforce de hisser un pavillon russe? Les experts interrogés pensent qu'il s'agit d'une tentative de l'Etat voisin d'entourer leurs exercices navals par la légende d'une véritable intrusion d'un sous-marin dans les eaux territoriales de l'Etat.

En réalité, cette version s'inscrit parfaitement dans l'hystérie d'espionnage que connaissent de nombreux pays occidentaux depuis peu. Comme à l'époque de la Guerre froide, ils voient des provocations militaires russes partout.

Par ailleurs, une seule fois dans l'histoire un sous-marin de l'URSS s'est effectivement retrouvé dans les eaux territoriales de l'Etat scandinave. En automne 1981, un sous-marin diesel S-363 s'est perdu en raison des dysfonctionnements du système de navigation et à cause de la mauvaise visibilité, et s'est échoué au sud-est de la Suède.

Le scandale à l'époque fut tonnant. Et bien qu'aucun sous-marin ne soit protégé contre le risque d'un tel incident, quel que soit son pays d'appartenance, le commandant du sous-marin russe s'est sérieusement fait remonter les bretelles, et les itinéraires des sous-marins russes en mer Baltique ont été retracés plus loin des eaux territoriales étrangères.

D'ailleurs, les intercepteurs expérimentés peuvent non seulement identifier les sous-mains étrangers, mais aussi la classe du sous-marin à proximité. Le champ électromagnétique et thermique propre à chaque sous-marin permet aux spécialistes même de donner le nom de l'engin. Et si ce dernier, comme l'affirment les Suédois, s'est manifesté en envoyant un signal de détresse, alors c'est n'est qu'une question de technique pour retrouver le sous-marin en panne.

Et les équipements techniques, ce n'est pas ce qui manque aux Suédois. Ils ont déjà certainement envoyé dans la zone des recherches des véhicules sous-marins spéciaux et déployé des sonars. Si tous ces moyens n'ont toujours pas permis de découvrir un intrus, alors la conclusion est simple: il n'y en a aucun près des côtes suédoises.

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