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    Pékin, capitale de la lutte anti-corruption en Asie

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    Les pays de la région Asie-Pacifique s'entendront sur la mise en place d'un réseau anti-corruption, dirigé depuis la capitale chinoise, lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) qui s'ouvrira le 10 novembre, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta

    Les pays de la région Asie-Pacifique s'entendront sur la mise en place d'un réseau anti-corruption, dirigé depuis la capitale chinoise, lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) qui s'ouvrira le 10 novembre, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Le nouveau centre, qui s'appellera Act-Net, s'installera dans les locaux de la commission pour l'inspection disciplinaire auprès du Comité central du Parti communiste chinois. Selon les médias occidentaux, les États-Unis ont donné leur accord à ce projet compte tenu du rôle croissant de la Chine dans l'économie mondiale. La nouvelle entente permettra à cette dernière de rapatrier les fonds sortis du pays par les hauts fonctionnaires et les hommes d'affaires.

    Des mesures concrètes sont prévues pour empêcher les fraudes financières transfrontalières, en particulier l'extradition, l'aide juridique mutuelle, la recherche et le retour de revenus illégaux.

    Ce réseau facilitera l'échange d'informations entre les forces de l'ordre des pays membres de l'APEC mais sa méthode de travail sera différente de celle d'Interpol.

    La Chine a signé des accords d'extradition avec 38 États mais les USA, le Canada et l'Australie n'en font pas partie, alors que c'est justement dans ces pays que les individus suspectés de crimes économiques trouvent le plus souvent l'asile. Les puissances occidentales s'abstiennent toujours de signer avec la Chine des accords d'extradition car elles estiment que les enquêteurs du pays enfreignent parfois les droits de l'homme. De plus, les condamnations à mort de personnes reconnues coupables de corruption en Chine suscitent des objections.

    Néanmoins, selon les reporters étrangers présents à Pékin, les USA et d'autres puissances n'ont pas contesté l'initiative de la Chine.

    D'autre part, la lutte contre la corruption est cruciale pour Pékin et le président chinois Xi Jinping la considère comme une tâche prioritaire. Les organismes dédiés se réorganisent: le contrôle des instances de parti sera moins important, mais celui de l’État va être renforcé. Chaque jour, de nouveaux hauts fonctionnaires sont traduits en justice, ce qui prouve également que les intentions des autorités sont sérieuses.

    Le New York Times se référait récemment au rapport de l'Agence pour la protection de l'environnement pour révéler que des entrepreneurs et des hauts fonctionnaires chinois achetaient aux braconniers en Tanzanie de l'ivoire pour le revendre en Chine à des prix exorbitants. Ce trafic aurait réduit le nombre d'éléphants vivant sur la planète. Selon le rapport, un Chinois a été interpellé dans un port avec 81 défenses d'éléphant. Il a été condamné à 20 ans de prison.

    Meng Xianlin, directeur général exécutif de l'organe de gestion CITES, a déclaré que les auteurs du rapport lançaient des rumeurs sans disposer de preuves. Si le cas du Chinois condamné était réel, son service aurait reçu une note de la police.

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