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Londres menace de fermer la chaîne Russia Today

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L'Office of communications (Ofcom), autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, a formulé un quatrième avertissement à la chaîne RT (Russia Today), menaçant de lui retirer sa licence si la rédaction ne tenait pas compte de ses remarques, écrit mercredi le quotidien Komsomolskaïa Pravda.

L'Office of communications (Ofcom), autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, a formulé un quatrième avertissement à la chaîne RT (Russia Today), menaçant de lui retirer sa licence si la rédaction ne tenait pas compte de ses remarques, écrit mercredi le quotidien Komsomolskaïa Pravda.

Selon les censeurs britanniques, RT "présente des informations avec un background russe et traite les actualités du point de vue de la Russie, alors qu'elles devraient l'être de manière impartiale". Il est question des reportages sur les événements en Ukraine, en particulier dans les extraits des émissions des 1er, 3, 5 et 6 mars 2014.

"A peine avons-nous lancé notre chaîne au Royaume-Uni qu'on nous a menacé de nous priver de licence sous de fausses accusations. C'est la démocratie à l'état pur", s'indigne sur son blog la rédactrice en chef de RT Margarita Simonian: "Ils estiment que notre couverture des événements en Ukraine était partiale. Nous avons trouvé des tonnes d'exemples de couverture partiale des événements en Ukraine par la BBC et en avons informé Ofcom. On nous a répondu qu'Ofcom surveillait toutes les chaînes SAUF LA BBC! Et qu'il est possible de se plaindre de la BBC uniquement en s'adressant à la BBC".

"J'ignore si Orwell et Huxley se retournent aujourd'hui dans leurs tombes, mais il y a de quoi. Nous accuser de partialité tout en ignorant complètement les prises de position flagrantes de la BBC n'est rien d'autre que de la censure évidente. Ofcom ne cache même pas qu'il cherche à faire changer notre politique rédactionnelle. Nous ne la modifierons pas, quelles que soient les pressions. Nous sommes l'unique source d'informations alternatives pour notre public britannique et nous le resterons", conclut Margarita Simonian.

Il est à noter que cette autorité régulatrice avait déjà formulé de tels reproches à la chaîne en 2012. A l'époque, ces critiques concernaient les informations sur les événements en Libye et en Syrie. RT avait réussi à parer cette attaque grâce à une équipe d'avocats très compétents. La chaîne a fait une nouvelle fois appel à ces juristes aujourd'hui.

"En 2013, nous étions la troisième chaîne d'information la plus regardée au Royaume-Uni derrière la BBC et Sky News. On a devancé Fox News et Euronews. Il est impossible de s'imaginer qu'en Russie on fasse le même reproche avec des prétextes fantaisistes à la BBC", conclut la rédactrice en chef de RT.

Les spectateurs et les professionnels de la télévision apprécient RT.

"Des millions de Britanniques regardent RT, surtout aujourd'hui quand les événements en Ukraine ont fait de cette chaîne la ressource favorite de ceux qui cherchent un point de vue alternatif sur ce qui se passe dans la zone du conflit", reconnaît la revue britannique Express.
En 2013, le festival de Télévision de Monte-Carlo a récompensé RT comme la chaîne d'information de l'année et les reportages sur le Maïdan de Kiev ont été récompensés par le prix spécial du jury AIB Awards.

Ce n'est pas la première fois que RT se retrouve confrontée à la partialité de la censure britannique cette année. Les Anglo-saxons n'apprécient pas quand on les met face à leurs propres contradictions. Cet automne, les affiches publicitaires ont été interdites à Londres sous prétexte d'avoir un "sous-texte politique provocateur". Ces affiches représentaient l'ex-premier ministre britannique Tony Blair et l'ex-président américain George W. Bush et citaient leurs déclarations mensongères sur la situation en Irak.

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Tous les commentaires

  • leon.andre.savard
    « Il n’est pas de liberté possible pour une société qui ne dispose pas de l’information lui permettant de détecter les mensonges. »

    Walter Lippman,
    1920.

    Une vérité toujours aussi criante d'actualité.
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