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Au G20, l'Occident a tenté de faire pression sur la Russie

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La dernière réunion en date du G20, à Brisbane en Australie, fut certainement la plus compliquée de toute l'histoire de l'organisation, écrit lundi le quotidien Kommersant.

La dernière réunion en date du G20, à Brisbane en Australie, fut certainement la plus compliquée de toute l'histoire de l'organisation, écrit lundi le quotidien Kommersant.

Conçu pour régler les problèmes de l'économie mondiale, le G20 a dû se pencher sur la crise en Ukraine, principal point de friction à l'échelle internationale aujourd'hui. Ce dossier a repoussé au second plan l'ordre du jour traditionnel du G20, transformant le sommet en club de discussion géopolitique. A la veille de cette rencontre, le premier ministre australien Tony Abbott s'est même permis des déclarations belliqueuses envers le président russe au sujet du Boeing malaisien abattu en Ukraine en juillet, à bord duquel se trouvaient des citoyens australiens.

Contrairement aux attentes de la presse occidentale, c'est le premier ministre canadien qui s'est permis le geste le plus brusque à l'égard de Vladimir Poutine. L'incident s'est produit lorsque le président russe a approché Stephen Harper pour le saluer. Ce dernier aurait déclaré: "Je vous serrerai la main mais n'ai qu'une chose à vous dire: vous devez partir d'Ukraine". La réponse du président russe a été rapportée par son porte-parole Dmitri Peskov: "C'est impossible, puisque nous n'y sommes pas".

Barack Obama a qualifié la politique russe en Ukraine de "menace pour le monde, comme l'illustre le Boeing abattu", laissant entendre que les USA tiennent toujours Moscou pour responsable de cette tragédie. Accusant Moscou de soutenir les républiques autoproclamées dans le Donbass en leur fournissant des armes et de l'argent, Obama a ajouté: "La Russie doit choisir une autre voie. Si elle le faisait, je serais le premier à proposer de renoncer aux sanctions".

La chancelière allemande Angela Merkel s'est exprimée dans le même esprit. "La situation actuelle n'est pas satisfaisante", a-t-elle déclaré, faisant comprendre que l'UE était prête à étudier l'adoption de nouvelles sanctions "individuelles" contre des Russes "impliqués" dans le conflit en Ukraine.

Néanmoins, malgré la pression de l'Occident, Moscou a réussi le plus important au G20 – éviter le scandale et poursuivre le dialogue avec ses opposants les plus irréconciliables. D'autant qu'à Brisbane, les dirigeants occidentaux ont reconnu que la politique de sanctions pourrait être revue et que si le président Poutine restait pour eux un interlocuteur difficile, il était tout de même un partenaire de dialogue.

Le président russe a quitté le sommet prématurément pour cause d'emploi du temps chargé, de besoin de se reposer et de revenir en Russie pour le début de la semaine. C'est pourquoi il n'était pas présent au déjeuner d'affaires d'hier où les dirigeants du G20 ont évoqué les problèmes traditionnels portant sur la sortie de crise de l'économie mondiale.

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