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L'Agence spatiale européenne (ASE) a reçu l'approbation de son conseil des ministres pour participer au programme lunaire russe prévoyant l'envoi de trois missions principales sur le satellite de la Terre à l'horizon 2025: Luna-Globe, Luna-Resource et Luna-Grunt, écrit jeudi le quotidien Moskovskii Komsomolets.

L'Agence spatiale européenne (ASE) a reçu l'approbation de son conseil des ministres pour participer au programme lunaire russe prévoyant l'envoi de trois missions principales sur le satellite de la Terre à l'horizon 2025: Luna-Globe, Luna-Resource et Luna-Grunt, écrit jeudi le quotidien Moskovskii Komsomolets.

Cette décision a réjoui les chercheurs russes car la participation européenne implique une coopération scientifique dans le cadre du projet, mais aussi la contribution des Européens à la conception des équipements de bord. En dépit de la situation politique complexe, les chercheurs négociaient depuis longtemps cette opportunité de collaboration. En fin de compte, les Européens ont réussi à convaincre leurs ministres de la nécessité d'une participation de leurs pays au programme lunaire.

La réunion décisive entre les scientifiques et les ministres européens pour définir la politique de l'ASE s'est tenue le 2 décembre à Luxembourg. Les arguments avancés par les chercheurs pourraient servir de modèle de conversation entre des scientifiques et des ministres. "Ce serait de la folie si une agence comme l'ASE ne participait pas aux recherches lunaires", a déclaré Bérangère Houdou, responsable des études de la Lune à l'ASE. De plus, les Européens ne veulent pas prendre du retard sur la Russie, la Chine et le Japon, qui ont fait part de leurs plans de coloniser la Lune.

Au final, les ministres ont accepté de financer la participation européenne au programme lunaire russe. Cette décision signifie en principe que l'ASE pourra commencer à financer les efforts pour l'exploitation de technologies spatiales européennes dans les missions lunaires russes. La phase préliminaire est estimée à 50 millions d'euros et le coût total devrait s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros.

"En particulier, nous évoquons avec l'ASE la possibilité de mettre leurs stations spatiales à notre disposition pendant le vol pour assurer des communications radio ininterrompues avec nos sondes lunaires. De plus, les Européens pourraient nous aider, grâce à leur expérience, à concevoir des équipements scientifiques, notamment ceux qui permettent d'assurer un atterrissage précis", explique Igor Mitrofanov de l'Institut d'études spatiales de l'Académie des sciences de Russie.

"Si nous arrivions à prélever des échantillons de sol lunaire et les transporter sur Terre, nous aurions entre les mains les substances de nombreuses comètes qui ont frappé la Lune", note l'expert, pour souligner l'importance de la mission lunaire russe.

Les chercheurs comptent notamment prélever des glaces lunaires uniques à une profondeur allant jusqu'à 2 mètres. Des appareils européens pourraient également participer au forage.

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