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    Le Vladivostok et le Sébastopol à Saint-Nazaire

    Moscou se prépare à rompre le contrat Mistral

    © REUTERS/ Stephane Mahe
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    Résiliation du contrat Mistral (128)
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    Le contrat franco-russe pour la livraison de porte-hélicoptères Mistral à Moscou serait rompu si Paris ne livrait pas le premier bâtiment fin janvier, écrit jeudi le quotidien Novye Izvestia.

    Si cette information rapportée par une source du ministère russe de la Défense s'avérait exacte, cette affaire se terminerait au tribunal.

    La veille de cet "ultimatum" du ministère russe de la Défense aux autorités françaises, il a été annoncé que le Service fédéral pour la coopération militaro-technique auprès du ministère avait envoyé au ministère français de la Défense une requête concernant les conditions d'exécution du contrat sur les Mistrals. En effet, la Russie devait recevoir le premier bâtiment le 14 novembre 2014 mais le transfert n'a pas eu lieu, alors même que l'équipage russe s'était rendu sur place pour embarquer sur le Vladivostok. Un autre équipage a également été formé pour le second porte-hélicoptères dont le nom a, dans le contexte actuel, une portée symbolique particulière: Sébastopol.

    C'est justement à cause de la situation internationale que l'accomplissement du contrat par la France s'avère problématique. On vient d'apprendre que le sommet consacré à la situation en Ukraine prévu à Astana n'aurait pas lieu — le président russe Vladimir Poutine était censé rencontrer, dans la capitale du Kazakhstan, son homologue ukrainien Piotr Porochenko et les deux médiateurs européens dans ces négociations: le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

    "Après l'annulation de la rencontre au "format Normandie" et vu l'évolution de la situation en Ukraine, qui va à l'encontre des accords de Minsk, j'imagine difficilement les Français livrer les Mistrals", a déclaré Igor Roubinski, directeur du Centre d'études françaises à l'Institut d'Europe affilié à l'Académie des sciences de Russie.

    Selon Igor Korottchenko, directeur du Centre d'analyse du commerce mondial d'armes, la probabilité d'une remise des Mistrals à la Russie est nulle. La plupart des experts militaires russes sont également de cet avis et pensent que les bâtiments militaires ne sont pas l'acquisition la plus indispensable pour la marine russe.

    Le coût total du contrat Mistral signé en 2011 s'élève à 1,2 milliard d'euros. C'est à partir de ce chiffre que sera calculé le montant de l'indemnité que pourra exiger la Russie de la France.

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