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    Le Donbass et Kiev prêts à combattre jusqu'au bout

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    Situation explosive dans l'est de l'Ukraine (1212)
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    Le président ukrainien Piotr Porochenko a enfin répondu aux appels de son homologue russe Vladimir Poutine, qui voulait obtenir le cessez-le-feu et le retrait des armes lourdes de la zone du conflit, écrit mardi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Le président ukrainien Piotr Porochenko a enfin répondu aux appels de son homologue russe Vladimir Poutine, qui voulait obtenir le cessez-le-feu et le retrait des armes lourdes de la zone du conflit, écrit mardi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Kiev s'est déclaré prêt à le faire dès le 19 janvier mais les combats dans le Donbass n'ont pas cessé.

    Lundi, les forces ukrainiennes et les insurgés ont poursuivi leurs échanges de tirs et les bombardements près des banlieues de Donetsk, de Gorlovka, de Debaltsev et d'autres villes situées sur la ligne de démarcation entre les deux camps. La situation à Donetsk est actuellement très difficile, alors qu'Alexandre Zakhartchenko, chef de la République populaire de Donetsk, évoquait hier des frappes aériennes sur Gorlovka dimanche: "Un représentant du centre de coordination était sous ces tirs. Des bombes explosaient même près de la mission de l'OSCE à Donetsk". Kiev nie pourtant ces raids aériens.

     

    Sergueï Petrovski, chef du renseignement de Donetsk, estime que les troupes ukrainiennes mettent en œuvre leur plan d'occupation de la ville. Andreï Lyssenko, porte-parole du Conseil de sécurité nationale et de défense d'Ukraine, affirme quant à lui que "les militaires ukrainiens n'envisagent aucune action offensive violant la ligne de démarcation établie par les accords de Minsk".

    Les autorités ukrainiennes reconnaissent cependant que cette ligne séparant les parties combattantes reste incomplète et n'est pas encore délimitée à l'aéroport de Donetsk et sur d'autres territoires adjacents à la capitale du Donbass. C'est pourquoi la lettre du président russe à son homologue ukrainien, publiée dimanche soir, suggère aux forces ukrainiennes et aux insurgés de cesser le feu et de retirer leurs armes lourdes compte tenu de la "ligne effective de contact".

    Cette ligne effective est en réalité une ligne de front où des combats violents, mais toujours locaux, sont actuellement en cours. Denis Pouchiline, représentant de Donetsk aux négociations de paix, souligne que la détérioration de la situation pourrait se solder par une "guerre de grande échelle". "La République populaire de Donetsk a créé un fort potentiel de défense. Nous sommes donc en mesure de protéger nos frontières mais aussi de lancer une contre-attaque si nécessaire", affirme-t-il.

    Alexandre Zakhartchenko souligne quant à lui que Kiev se sert du cessez-le-feu pour se réarmer et créer des unités efficaces, capables de remplir n'importe quel objectif.

    "J'espère que les parties combattantes reviendront à la table des négociations à l'aide de l'OSCE et de la Russie, indique l'expert militaire Iouri Netkatchev. C'est crucial pour Kiev qui subit de nouvelles pertes dans le Donbass. Mais il est évident que l'armistice est incompatible avec la mobilisation annoncée par le pouvoir central, qui ressemble plutôt aux préparatifs pour une nouvelle guerre. Si ce rappel de 50 000 réservistes avait bien lieu, le nombre des troupes actives en Ukraine battrait ses records de l'époque postsoviétique pour atteindre 250 000 militaires d'ici avril 2015. Piotr Porochenko affirme toujours que le Donbass est ukrainien et le restera dans le futur, et cette force militaire considérable pourrait le pousser à lancer la guerre dès mars. Cette tentation sera encore plus forte compte tenu du fait qu'en mai-juin 2015, l'armée devra congédier une partie des militaires les plus expérimentés. Mars 2015 est donc pour Kiev le mois le plus opportun pour une offensive".

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