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Sanctions de l'Occident contre la Russie (350)
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Israël sera l'unique allié proche des États-Unis à ne pas soutenir les sanctions contre la Russie, affirme le Ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, cité jeudi 29 janvier par le quotidien Novye Izvestia.

De plus, le pays est prêt à proposer ses services à l'Ukraine et à la Russie comme médiateur dans les négociations bilatérales. Toutefois, il est peu probable que ce rôle soit sollicité.

C'est lors de sa visite de travail à Moscou qu'Avigdor Lieberman a annoncé qu'Israël s'abstiendrait de sanctions contre la Russie. "Nous n'avons pas ressenti de pression particulière. Certains essaient de nous influencer mais je ne peux pas dire que qui que ce soit ait fait pression sur nous. Nous n'adhérerons à aucune sanction", a-t-il répondu aux journalistes.

La veille de sa visite à Moscou, Avigdor Lieberman avait rappelé qu'Israël, situé au centre d'"affrontements d'envergure mondiale", ne pouvait pas "se permettre de négliger ses bonnes relations avec un acteur international aussi important que la Russie". En effet en 25 ans, la Russie et Israël ont établi de bonnes relations dans tous les domaines. Ces dernières ne sont même pas affectées par le fait que Moscou vend des armes aux États arabes et ne considère pas le Hamas, le Jihad islamique et le Hezbollah libanais comme des organisations terroristes.

Les articles négatifs qui paraissent à ce sujet dans la presse israélienne ne semblent pas convaincre la majorité des Israéliens, qui comprennent que la Russie a ses propres intérêts nationaux. D'ailleurs les États-Unis, également alliés stratégiques d'Israël, vendent davantage d'armes aux pays arabes — et dans le monde — que la Russie.

Par ailleurs, les relations entre Israël et l'Ukraine restent inchangées. Lors des votes au sein des organisations internationales, Kiev vote souvent contre les résolutions anti-israéliennes. Quant à la guerre civile en Ukraine, la société israélienne est divisée. Des manifestations sont organisées dans le pays pour soutenir aussi bien Kiev que Novorossia. Il ne serait pas exagéré de dire que les deux parties sont soutenues par un nombre approximativement égal d'Israéliens.

Pas étonnant donc que dans cette situation, le chef de la diplomatie israélienne propose la médiation de son pays pour mettre un terme au conflit en Ukraine. "J'estime que la neutralité d'Israël dans le conflit russo-ukrainien serait la position la plus raisonnable. Cependant, elle n'est pas synonyme de passivité: nous entretenons de bonnes relations avec les deux parties, Moscou et Kiev nous font tous les deux confiance, et c'est une bonne base pour les efforts de médiation", a déclaré le ministre israélien. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est d'abord abstenu de réagir à la proposition de son homologue israélien, laissant le porte-parole du président russe Dmitri Peskov décliner poliment l'offre de médiation d'Israël.

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Sanctions de l'Occident contre la Russie (350)

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Avigdor Liberman, Israël, États-Unis, Russie
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