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    Benjamin Netanyahu et Sara Netanyahu

    Scandale sur scandale dans l'entourage de Netanyahu

    © AP Photo / Riccardo De Luca
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    A l'approche des législatives israéliennes du 17 mars, le premier ministre Benjamin Netanyahu est sous le feu des critiques, écrit mercredi le quotidien Novye Izvestia.

    Les accusations dont il fait l'objet sont parfois très peu convaincantes, voire absurdes, mais retentissantes. Et elles s'enchaînent. Netanyahu n'a pourtant pas l'intention de se rendre, d'autant qu'il se défend très bien pour l'instant.

    L'accusation la plus exotique est probablement celle visant son épouse Sara. L'ancien maître de maison de la résidence du premier ministre Meni Naftali a en effet porté plainte contre elle, l'accusant de mauvais traitements. Entre autres, il évoque son curieux penchant pour la "collection de bouteilles".

    Sara Netanyahu aurait ainsi gagné de l'argent grâce aux réceptions organisées par son mari, bien évidemment aux "frais de la princesse". Selon Naftali, les bouteilles vides de la résidence du premier ministre auraient été consignées sur ses directives dans les magasins de Jérusalem. Et elle se serait approprié l'argent obtenu.

    La famille Netanyahu a pourtant un argument de poids: en mai 2013, elle a versé à l’État environ 4 000 shekels, soit 1 000 shekels par an à partir de 2009, quand Benjamin Netanyahu est arrivé à la tête du gouvernement. Cette information a été annoncée par le service de presse de la chancellerie du chef du gouvernement.

    Si l'épouse de Netanyahu lui a causé des problèmes malgré elle, d'autres femmes pourraient venir à son secours. Il y a un certain temps, le premier ministre avait notamment suggéré de confier la direction des forces de l'ordre à une femme. Deux scandales concernant ses subordonnés l'avaient poussé à prendre cette décision. Le chef du district de police de Judée et de Samarie, le général Kobi Cohen, 53 ans, était en effet soupçonné d'entretenir une liaison avec une policière qu'il aidait dans sa carrière. Pendant l'interrogatoire, le général a reconnu avoir des "relations informelles" avec une subordonnée, mais a nié avoir une liaison intime avec celle-ci. La policière convoquée pour être interrogée a également démenti toute liaison intime avec le général et a refusé de porter plainte. Néanmoins, le général Cohen a reconnu avoir transgressé l'éthique professionnelle et a donné sa démission.

    L'autre scandale concerne Nissim Mor, 56 ans, qui occupait jusqu'à récemment le poste de commissaire adjoint – deuxième poste le plus important dans la police israélienne. Une policière lui avait fait remarquer qu'elle n'avait pas été avancée depuis longtemps. Le général avait promis son aide et téléphoné plusieurs fois à l'intéressée, puis n'avait pas réussi à se retenir et s'était présenté à son domicile. Il avait tenté d'embrasser la jeune femme, bien qu'elle ait immédiatement expliqué qu'il y avait entre eux une "importante différence d'âge" et qu'il ne lui était "pas agréable en tant qu'homme". Nissim Mor n'est pas allé plus loin, mais la jeune femme a tout de même rapporté l'incident aux autorités compétentes. L'enquête a révélé que le général avait eu des relations avec au moins sept policières en leur promettant un avancement, ce qui a entraîné son renvoi.

    Si Netanyahu décidait de mettre en application sa promesse, il n'aurait pas beaucoup de choix. L'unique femme à avoir été nommé général de police dans l'histoire d'Israël est Inna Wolf, d'origine lettonne, qui dirigeait la Direction de la logistique.

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    Benjamin Netanyahu, Sara Netanyahu, Israël
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