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L'État islamique (EI) a lancé une offensive sur les plus grands champs pétroliers de Libye, écrit vendredi 6 mars le quotidien Kommersant.

La National Oil Corporation (NOC), compagnie pétrolière nationale, a annoncé hier la suspension forcée du travail de 11 gisements, avertissant que la production pourrait être complètement paralysée à court terme. La communauté internationale ne peut pas agir pour l'instant.

La Libye est l'un des pays d'Afrique les plus riches en hydrocarbures et hier, la NOC publiait sur son site un communiqué annonçant qu'elle n'était plus capable d'assurer la sécurité de onze gisements pétroliers au centre du pays.

Plusieurs forces se disputent les champs d'hydrocarbures dans cette région: l'Aube de la Libye, qui combat du côté du gouvernement islamiste basé à Tripoli, l'armée du gouvernement laïque siégeant à Tobrouk dans l'est, et de nombreux groupes islamistes dont les leaders sont de plus en plus nombreux à prêter serment à l'État islamique.

Les affrontements ont déjà divisé par quatre la production pétrolière en Libye depuis 2011, date à laquelle avait été lancée l'opération de l'Otan contre l'armée de Mouammar Kadhafi. Le pays produit actuellement seulement 400 000 barils par jour. La dernière offensive des islamistes a touché les compagnies occidentales: les gisements de Mabrouk, Bahi et Dahra étaient exploités par des coentreprises de la Libye et de Total; ainsi que des compagnies américaines comme Marathon Oil Corp., Hess Corp. et ConocoPhillips. L'infrastructure de Mabrouk, l'un des gisements les plus riches du pays qui produisait auparavant jusqu'à 40 000 barils par jour, a été la plus endommagée.

Le gouvernement laïque d'Abdullah al-Thani a demandé hier au Conseil de sécurité des Nations unies de lever l'embargo sur les armes instauré en 2011. Les autorités libyennes ont déclaré avoir besoin de dizaines de chasseurs et de chars "pour combattre l'EI". Plusieurs membres du Conseil de sécurité, dont la Russie, se méfient toutefois de cette levée d'embargo et hésitent à armer les parties en conflit. Notamment jusqu'à la formation d'un gouvernement d'unité nationale, qui fait actuellement l'objet de négociations en Algérie et au Maroc avec la médiation de l'Onu.

Coptes égyptiens capturés par l'EI
© REUTERS / Social media via Reuters TV
Le Caire fait aujourd'hui partie des acteurs internationaux les plus impliqués dans le conflit libyen. L'aviation égyptienne a porté plusieurs attaques contre les positions des islamistes ces dernières semaines, mais l'Égypte appelle également d'autres pays à la rejoindre. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a notamment demandé à la Russie de soutenir la résolution du Caire soumise au Conseil de sécurité des Nations unies pour créer une coalition internationale appelée à combattre les groupes extrémistes en Libye. Le ministre a toutefois reconnu dans une conférence de presse qu'il n'était pas encore question d'une participation plus active de forces étrangères dans le conflit libyen.

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pétrole, National Oil Corporation (NOC), Etat islamique, Libye
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