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    L'alternative chinoise à la Banque mondiale attire les Européens

    © REUTERS/ Takaki Yajima
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    RBC Daily
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    Les principaux alliés des USA en Europe - la France, l'Allemagne et l'Italie - ont décidé de suivre l'exemple du Royaume-Uni et d'adhérer à la Banque asiatique d'investissements dans les infrastructures (AIIB) présidée par la Chine, écrit mardi le quotidien RBC Daily.

    The Financial Times rappelle que Washington avait cherché à dissuader les pays occidentaux de coopérer avec cette nouvelle institution.

    Il y a une semaine, Londres annonçait vouloir faire partie des pays fondateurs de la AIIB, considérée comme un rival potentiel de la Banque mondiale siégeant à Washington. Les arguments des USA avaient eu raison de l'Australie — principal allié des USA en Asie-Pacifique. Canberra avait d'abord renoncé à devenir co-fondatrice de cette nouvelle banque, mais par la suite avait précisé vouloir revoir sa position.

    Selon les experts, la création d'une nouvelle institution financière internationale, concurrente direct de la BM et du FMI, fait partie d'une vaste initiative de la Chine visant à créer de nouveaux prémisses financiers et économiques pour renforcer l'influence internationale du pays. La création d'une banque est devenu un point central dans la rivalité croissante entre la Chine et les USA pour définir les règles économiques et commerciales en Asie pour la décennie à venir.

    L'initiative de créer cette banque a été annoncée en 2013 par le président chinois Xi Jinping. Puis l'accord de création d'une nouvelle institution financière internationale a été signé en octobre 2014 par les représentants de 21 pays dont l'Inde, Singapour, le Viêt Nam, les Philippines, la Mongolie, le Bangladesh, le Brunei, le Cambodge, le Kazakhstan, le Koweït, le Laos, la Malaisie, la Birmanie, le Népal, Oman, le Pakistan, le Qatar, le Sri Lanka, la Thaïlande et l'Ouzbékistan.

    La Chine avait initialement déclaré être prête à investir la majeure partie de la somme, voire sa totalité à hauteur de 50 milliards de dollars dans le capital de départ de la banque. Cependant, Pékin a proposé plus tard d'augmenter le capital social jusqu'à 100 milliards de dollars.

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    Tags:
    AIIB, banques, Asie, Chine
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