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L'administration américaine compte revoir sa politique vis-à-vis du paiement des rançons pour les citoyens américains pris en otage à l'étranger, écrit mardi le quotidien Kommersant.

Jusqu'à présent, les autorités interdisaient aux proches de verser de l'argent aux ravisseurs sous peine d'emprisonnement, mais cette interdiction pourrait être prochainement levée.

L'émission This Week de la chaîne ABC a dévoilé que la Maison blanche retravaillait actuellement la politique américaine vis-à-vis de la libération des citoyens américains pris en otage à l'étranger.

Les recommandations examinées actuellement par l'administration Obama ont été suggérées par le Centre national pour la lutte contre le terrorisme. Les spécialistes du centre ont interviewé les Américains dont des proches ont été pris en otage, notamment les parents du journaliste américain James Foley, capturé et exécuté par l'État islamique en août 2014. Les militaires américains avaient tenté de libérer ce journaliste et d'autres otages, pensant qu'ils se trouvaient dans l'est de la Syrie. Cependant, il s'est avéré au cours de l'opération que les otages étaient détenus ailleurs et personne n'a pu être sauvé. Dans le même temps, les autorités américaines interdisaient aux proches de James Foley d'essayer de verser une rançon à l'EI. Le gouvernement aurait menacé de les poursuivre en justice pour cette tentative de réunir l'argent. Toutefois, après l'exécution du journaliste, certains dirigeants américains dont le secrétaire d'État John Kerry ont publiquement nié avoir menacé ses parents.

Les journalistes d'ABC ont interrogé divers experts sur la nécessité de changer la politique actuelle relative à la libération des otages. Le général Bennet Sacolick, à la tête du groupe d'experts chargés de revoir cette politique, a noté que le gouvernement pourrait améliorer la situation pour informer les proches des otages sur l'évolution de la situation (les parents de James Foley se plaignaient d'avoir été longtemps maintenus dans l'ignorance concernant le sort de leur fils). D'autres experts pensent qu'il est condamnable de menacer de poursuivre en justice les proches alors qu'ils traversent un tel malheur.

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Tags:
rançon, terrorisme, otage, Etat islamique, États-Unis
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