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La Russie et la Chine vont créer un fonds de crédit pour le développement du business russe. Grâce à cette institution, l'économie russe pourrait s'enrichir de 20 milliards de dollars ces trois prochaines années.

Le chef de l'Etat chinois Xi Jinping est arrivé à Moscou
Sputnik Host Foto Agency/Pavel Lisitsyn
Suite à l'accord entre la China Construction Bank Corporation et le Fonds russe d'investissement directs (RDIF), les entreprises russes auront accès au marché chinois du crédit. Les Chinois pourront augmenter plusieurs fois les prêts à leurs partenaires russes. "Nous espérons attirer dans l'économie russe 20 milliards de dollars d'ici trois ans", dit le directeur du RDIF, Kiril Dmitriev.

La majeure partie de ces fonds sera utilisée pour le développement de l'agriculture. La signature de l'accord est prévue pendant la visite du leader chinois Xi Jinping en Russie.

Le fonds donnera de l'argent sous forme de "prêts mezzanine" qui constitueront une partie relativement faible de la somme nécessaire, dont le reste sera prêté par les banques chinoises. Ainsi, si une entreprise russe veut attirer un milliard de dollars, le Fonds financera 100 millions de dollars et le reste sera donné par les Chinois.

Pour recevoir cet argent, l'entreprise ne doit pas nécessairement être orientée vers les marchés asiatiques. Une partie du profit de la société doit avoir un caractère d'exportation, son historique de crédit doit être irréprochable, et le poids de la dette pas très élevé. Le Fonds travaille déjà avec trois projets, et les paramètres de la première transaction seront divulgués avant l'automne, affirme Kiril Dmitriev.

Autre fait intéressant: une banque d'investissement sera créée avec le groupe local China International Trustand Investment Corporation pour réaliser l'introduction en bourse (IPO) d'entreprises russes à Shanghai et à Hong Kong.

Par ailleurs, les hommes d'affaires asiatiques sont prêts à investir beaucoup en Sibérie orientale et en Extrême-Orient, après que la nouvelle loi sur les territoires de développement prioritaire est entrée en vigueur. Singapour a déjà décidé d'investir des milliards de dollars dans ces régions et le Ministère du développement de l'Extrême-Orient s'attend à ce qu'au total la zone reçoive 5 billions de roubles d'investissements étrangers.

Vladimir Poutine et  Xi Jinping. Archive photo
© Sputnik . Mikhail Metsel/ТАСС/POOL
Dans un avenir proche, une grande entreprise de Singapour construira en Russie une usine de haute technologie pour la production de bitume, et à moyen terme elle investira 2,7 milliards de dollars dans des projets d'infrastructure de Sibérie orientale et d'Extrême-Orient. Les produits fabriqués en Russie seront livrés en Chine, au Japon et dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est.

Selon le vice-ministre du développement de l'Extrême-Orient, Maxim Chereïkine, à part Singapour les principales attentes de la Russie sont liées aux investisseurs de Chine, d'Inde, du Japon et de Corée du Sud. Les pays du monde arabe sont aussi intéressés. "D'ici 2025, nous devons attirer 5 billions de roubles d'investissements, ce qui permettra de doubler le produit régional brut du District fédéral extrême-oriental", dit Maxim Chereïkine.

Selon lui, la Russie est intéressée par une participation des investisseurs, qui s'occuperaient non pas de l'extraction mais du traitement des ressources, dont notre Extrême-Orient est riche: la chimie de gaz et la pétrochimie, la production alimentaire et la production des matériaux de construction.

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Tags:
investissements, China International Trustand Investment Corporation, China Construction Bank (CCB), Fonds russe d'investissements directs (RDIF), Maxim Chereïkine, Kirill Dmitriev, Xi Jinping, Singapour, Extrême-Orient, Hong Kong, Chine, Russie
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