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La lutte contre l'État islamique (EI) est une priorité pour de nombreux pays, écrit jeudi 28 mai le quotidien Nezavissimaïa Gazeta.

Les USA évaluent l'efficacité de leurs bombardements contre les positions des islamistes, les rebelles irakiens annoncent le début d'une opération pour reprendre les territoires perdus et le Conseil de sécurité des Nations unies cherche à savoir où l'EI recrute ses combattants. Selon les experts du Conseil de sécurité, la Russie fait partie des pays les plus vulnérables face aux attaques des extrémistes.

Un combattant d'un groupe terroriste lié à al-Qaida
© AP Photo / Al-Nusra Front Twitter page
25 000 personnes originaires de plus d'une centaine de pays composent les rangs des "terroristes étrangers" impliqués dans les conflits islamistes à travers la planète, selon le rapport du Conseil de sécurité des Nations unies. Le texte souligne qu'au cours des neuf derniers mois, le nombre de combattants étrangers a augmenté de 70% et qu'ils représentent une "menace terroriste directe et à long terme". Mais le processus de radicalisation n'est pas encore compris jusqu'au bout: on estime que l'internet joue un grand rôle dans le recrutement de nouveaux cadres terroristes, mais les auteurs du rapport notent aussi l'importance des structures sociales dans les zones des conflits et les villes occidentales. "Les gens qui passent du temps et mangent ensemble peuvent être impliqués dans des attaques communes", stipule le rapport.

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit vendredi pour se concerter sur la lutte contre les terroristes étrangers et élaborer des mesures visant à réduire l'afflux de volontaires dans les rangs des groupes radicaux. Les auteurs indiquent que la majeure partie des mercenaires arrive de Tunisie, du Maroc, de France et de Russie, et mettent en garde les autorités de ces pays contre le risque élevé d'attentats.

L'EI, de son côté, poursuit l'offensive. Les islamistes ont récemment pris la capitale de l'importante province irakienne d'Anbar, Ramadi, et en Syrie les islamistes ont établi leur contrôle sur l'ancienne ville de Palmyre, puis y ont exécuté plusieurs centaines de personnes.

L'efficacité des bombardements américains est remise en question. Par exemple, les bâtiments de la capitale officieuse de l'EI, Raqqa, n'ont toujours pas été attaqués depuis le début des raids il y a dix mois. Néanmoins, les attaques aériennes ont permis de tuer plus de 12 000 islamistes, et les Irakiens ont réussi à reprendre environ un quart du territoire perdu dans les affrontements contre l'EI.

Elena Souponina, conseillère du directeur de l'Institut russe de recherches stratégiques, note que le "califat" représente une menace pour tous les États sans exception. Elle relève que dans les rangs de l'EI combattent près de 500 Britanniques, et "deux mille hommes de Russie", qui désignent en fait tous les combattants russophones.

Selon l'experte, le rapport du Conseil de sécurité des Nations unies pourrait notamment inciter la Russie à participer plus activement à la coalition internationale qui combat l'EI en Irak et en Syrie. "Moscou doit rester prudent parce que les pays membres de cette coalition poursuivent des objectifs ambigus: ils combattent les islamistes mais le renversement de Bachar al-Assad en Syrie reste à l'ordre du jour. Une implication à part entière de la Russie à l'étape actuelle ne serait pas judicieuse", explique Elena Souponina.

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L'Etat islamique (2014) (1131)

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Etat islamique, Syrie, Irak, Russie
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