Ecoutez Radio Sputnik
    Heidi Tagliavini

    Ukraine: la représentante spéciale de l'OSCE démissionne

    © AP Photo /
    Lu dans la presse
    URL courte
    Par
    96010
    S'abonner

    Impasse dans le Donbass? Motifs personnels? Quelle que soit la cause avancée par les diplomates suisses ou les observateurs, la représentante spéciale de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la Suisse Heidi Tagliavini, démissionnera bientôt de son poste, écrit lundi le quotidien Kommersant.

    Selon le secrétariat de l'OSCE, Heidi Tagliavini pourrait encore participer à deux réunions du groupe de contact les 16 et 23 juin — mais l'organisation recherche déjà activement son successeur.

    Les experts pensent que "son départ pourrait être dû à la dynamique négative dans la zone du conflit". Étant donné que, selon certains, le processus de mise en œuvre des accords de Minsk est dans l'impasse, Heidi Tagliavini risquait de se retrouver en position de médiateur — dont la mission est impossible par définition.

    Selon Arkadi Moches, directeur du programme russe à l'Institut finlandais des relations internationales, la démission de Heidi Tagliavini présage indirectement une reprise des affrontements dans le Donbass, qui tirerait un trait sur les premiers résultats de Minsk 2 — l'accord de paix signé cet hiver dans la capitale biélorusse.

    "En fixant les nouvelles réalités dans la zone de conflit, Minsk 2 était une révision des premiers accords (Minsk 1). Par conséquent, en cas de nouvelle escalade, certainement suivie de Minsk 3, les accords dans le cadre de Minsk 2 seraient revus comme ne correspondant pas à la situation une fois de plus changée. Mais il serait alors question d'autre chose et Tagliavini, qui aspirait à mettre en œuvre Minsk 2, ne veut visiblement pas y participer", explique Arkadi Moches.

    Les déclarations des dirigeants occidentaux réunis hier au sommet du G7 au château d'Elmau, en Bavière, confirment que la mise en œuvre des accords de Minsk rencontre de plus en plus de difficultés. Le premier ministre britannique David Cameron s'est prononcé en faveur du prolongement des sanctions contre la Russie, alors que le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont diffusé une déclaration commune à l'issue de leur entretien stipulant que "la durée des sanctions doit être clairement associée à l'accomplissement à part entière des accords de Minsk par la Russie et au respect de la souveraineté ukrainienne".

    Lire aussi:

    Donald Tusk: prolongation des sanctions antirusses d'ici fin juin
    Ciel ouvert: des inspecteurs britanniques survoleront la Russie et la Biélorussie
    Tags:
    OSCE, Heidi Tagliavini, Ukraine, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik