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    Paix en Ukraine: les négociations de la dernière chance?

    © Sputnik . Irina Gerashenko
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    Alors que les affrontements ont repris dans le sud-est de l'Ukraine et que la représentante spéciale de l'OSCE pour l'Ukraine Heidi Tagliavini a annoncé sa démission, les directeurs politiques du "quartet Normandie" se réunissent aujourd'hui à Paris pour évoquer la mise en œuvre des accords de Minsk sur le règlement du conflit.

    Les autorités des républiques populaires de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR) ont soumis leurs propositions pour régler l'une des questions les plus complexes de ce dossier: le statut des républiques autoproclamées, écrit mercredi 10 juin le quotidien Kommersant.

    L'un des participants à la réunion des représentants du "quartet Normandie" (Ukraine, Russie, Allemagne, France), le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine, a précisé que les directeurs politiques examineraient les résultats de l'activité des quatre sous-groupes de travail et du groupe de contact pour le Donbass et allaient suggérer des recommandations "pour établir un dialogue productif et respectueux entre Kiev, Donetsk et Lougansk".

    Des affrontements ont éclaté le 3 juin dans le Donbass avec usage de l'artillerie et de blindés, qui risquent réellement de relancer le conflit après quatre mois d'accalmie. Dans ce contexte, la représentante spéciale de l'OSCE pour l'Ukraine Heidi Tagliavini a annoncé sa démission. Les experts analysent son départ comme un autre signe indirect montrant que la situation dans le Donbass échappe à tout contrôle.

    Les représentants des DNR et LNR continuent d'insister sur l'inscription des principales dispositions de la loi ukrainienne sur les règles particulières d'autonomie locale sur certains territoires des régions de Donetsk et de Lougansk directement dans la Constitution ukrainienne, dans un article à part. Ils acceptent de préciser dans ce même article la phrase selon laquelle "les régions ayant un statut particulier (ou leurs associations) font partie intégrante de l'Ukraine". Mais ils souhaitent des pouvoirs bien plus larges que ceux de l'autonomie de Crimée lorsqu'elle était encore une partie de l'Ukraine. En particulier, Kiev doit accepter d'assurer "l'autonomie financière de ces régions", et le gouvernement ukrainien signer avec elles des accords séparés de développement économique, social et culturel. La nomination des juges et des procureurs sur ces territoires serait la prérogative de Kiev, qui devrait accepter en échange la création de la "police populaire" — la légalisation des unités armées qui combattent aujourd'hui l'armée ukrainienne. Sachant que la direction de la "police populaire" serait nommée par les autorités locales. De plus, les commissions électorales des régions concernées doivent prendre leur indépendance des autorités centrales, y compris de la Commission électorale centrale. Enfin, le texte parle de la fixation constitutionnelle du statut de non-aligné de l'Ukraine.

    Parmi les nouveaux points (par rapport à mai) il est proposé de conserver Alexandre Zakhartchenko (DNR) et Igor Plotnitski (LNR) à leur poste actuel. Et le droit de décider de suspendre leurs pouvoirs conformément aux amendements incomberait "uniquement aux territoires ayant le statut particulier des régions de Donetsk et de Lougansk", c'est-à-dire aux autorités locales.

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    format Normandie, République populaire autoproclamée de Lougansk (RPL), République populaire autoproclamée de Donetsk (RPD), Donbass, Donetsk, Ukraine
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