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Le nouveau président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a décidé de normaliser les relations avec Israël et la bande de Gaza, où le Hamas se trouve au pouvoir, écrit mardi 23 juin le quotidien Novye Izvestia.

Explosions à Gaza (archives)
© AP Photo / Anja Niedringhaus
Comme l'a annoncé le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les Égyptiens ont déclaré avoir l'intention de faire revenir leur ambassadeur à Tel-Aviv. De plus, aujourd'hui s'ouvre le plus grand poste de contrôle frontalier entre l'Égypte et la bande Gaza — Rafah.

Les relations entre les Égyptiens et leurs voisins au nord-est étaient assez compliquées ces dernières années. Le Caire a rappelé son ambassadeur de Tel-Aviv en novembre 2012 sous le président islamiste Mohamed Morsi. Le motif étant l'attaque de l'armée israélienne contre la bande de Gaza qui a coûté la vie au commandant adjoint de la branche militaire du Hamas et leader des Brigades Izz al-Din al-Qassam Ahmed Jabari. À cette époque, le Hamas était de facto un allié de l'Égypte, qui était gouvernée par le mouvement idéologiquement proche — les Frères musulmans.

Après le renversement des islamistes l'été dernier, les relations entre le Hamas et l'Égypte ont commencé à se détériorer rapidement. Le poste de contrôle de Rafah a été fermé après le sanglant attentat perpétré par des islamistes en octobre à Sinaï tuant trente soldats égyptiens. L'Égypte a déclaré que les armes et les explosifs avaient été fournis aux extrémistes soutenant Morsi et cherchant à faire renverser le président al-Sissi par les membres du Hamas via l'un des centaines de tunnels souterrains. Le Caire n'avait pas seulement fermé le poste de contrôle de Rafah. Il a fait exploser une grande majorité de tunnels qui permettaient d'acheminer de la contrebande à Gaza, allant des produits alimentaires aux matériaux de construction et même des voitures. De plus, l'Égypte a créé une zone tampon à la frontière avec la bande de Gaza.

La destruction de ces tunnels a considérablement touché l'économie de Gaza. Le Hamas faisait payer des impôts aux commerçants et se nourrissait littéralement de la contrebande. Au final, les autorités versaient les salaires aux fonctionnaires avec beaucoup de retard.

L'Égypte explique que l'ouverture du poste de contrôle de Rafah vise à empêcher une catastrophe humanitaire à Gaza. Sachant qu'il restera ouvert très peu de temps — jusqu'à jeudi au plus tard. Or c'est clairement insuffisant, car 15 000 personnes souhaitent quitter Gaza.

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Tags:
Hamas, Abdel Fattah al-Sissi, Gaza, Rafah, Israël, Egypte
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